Kinshasa, 28 octobre 2025 (ACP).- 96 cas de violences sexuelles liées aux conflits armés ont été répertoriés en République démocratique du Congo (RDC), entre janvier et juillet 2025, dans un rapport de l’ONU-Femme, lu mardi, à Kinshasa, lors d’une conférence marquant le 25ème anniversaire de la Résolution 1325, agenda « Femmes, la paix et la sécurité ».
« Les violences sexuelles demeurent une arme de guerre. Entre janvier et juillet 2025, 96 cas de violences sexuelles liées aux conflits ont été répertoriés en RDC, soit une augmentation de plus de 60 % par rapport à la même période en 2024, illustrant l’impact dramatique de l’escalade des conflits sur les droits des femmes», a déclaré Arlette Mvonso, représentante de l’ONU-Femme.
«La participation des femmes dans les mécanismes locaux de paix et les services de sécurité est estimée à 20 %, le plaidoyer des femmes congolaises dans les processus régionaux. Malgré ces résultats encourageants, des défis majeurs persistent 25 ans après. Plus de 7 millions de personnes déplacées, dont la majorité est des femmes et des filles, ce qui implique des familles brisées et divisées. Les femmes et les filles représentent jusqu’à 77 % des personnes retournées, ce qui souligne à la fois leur vulnérabilité et leur rôle central dans la résilience des communautés», a-t-elle ajouté.
Mme Mvonso a noté l’absence des femmes dans les étapes de négociation de paix, notamment dans les différents processus en cours, en l’occurrence celui de Doha et de Washington. « Face à ces défis persistants, les questions demeurent. Que devons-nous faire ? Que pouvons-nous faire de mieux ? Que sommes-nous prêts à faire ensemble pour améliorer le devenu des générations futures ? Et c’est ce qui nous a motivés, agents du système des Nations unies avec la Monusco, à offrir ce qu’ils busent, non seulement pour partager des expériences, mais pour trouver des solutions», a-t-elle expliqué. Elle a fait savoir que son rôle est de créer des espaces aux femmes pour que leur voix influence les décisions au niveau national, régional et international.
« Cette initiative qui nous réunit, centrée dans cette dynamique, constitue un appel à l’action, afin que les commémorations deviennent des leviers de transformation véritable. Cela requiert un leadership transformationnel. Cela requiert des investissements sûrs et à l’intérieur. Cela requiert une volonté à la fois individuelle et collective», a conclu la représentante de l’ONU-Femme.
Cette conférence qui sera clôturée mercredi est organisée sous le thème : « A la table de la paix, des voix qui font la différence». ACP

