Afrique : l’accession des femmes à la Primature, une locomotive d’une génération des africaines (Un magazine)

Kinshasa, 05 octobre 2026 (ACP).- L’accession des femmes au poste de Première ministre dans certains pays d’Afrique, notamment la République démocratique du Congo (RDC), a été présentée comme une locomotive d’une génération des africaines, selon une note éditoriale intitulée : « Des femmes qui ouvrent la voie », parvenue lundi à l’ACP. 

« L’accession des premières femmes à exercer la fonction de Première ministre dans certains pays d’Afrique, à savoir :  Judith Suminwa Tuluka en RDC, Sarra Zaafrani Zenzri en Tunisie, Robinah Nabbanja en Ouganda, Maria Benvinda Delfina Levi au Mozambique, Victoire Sidémého Tomégah-Dogbé au Togo, ainsi que Fatima Ezzahra El Mansouri, récemment nommée au Royaume du Maroc, le 29 septembre 2026, marque une nouvelle étape dans l’histoire de la représentation des femmes à la tête des gouvernements africains. Ces nominations constituent les locomotives d’une nouvelle génération de femmes africaines », a-t-on lu dans la publication du magazine « Le coup de gueule de la femme « .

 « À toutes ces femmes, Génération Dynamique (GYD) dit merci pour le courage, la détermination, pour avoir accepté de porter la responsabilité qui accompagne une fonction aussi élevée, mais surtout, parce que votre présence à ces postes contribue à élargir l’horizon de toute une génération », a ajouté le magazine. 

Selon la source, la place des femmes n’est pas seulement dans le public. Elle est partout où elles ont les compétences, la volonté et la capacité d’agir.

 « Pendant longtemps, certaines fonctions semblaient appartenir presque exclusivement aux hommes. Une femme pouvait être compétente, diplômée, expérimentée, mais lorsqu’il fallait accéder aux plus hautes responsabilités, les préjugés, les habitudes et les barrières sociales étaient encore là », a écrit Kikina Mungul Diaka, éditrice de « Le coup de gueule de la femme « .

 « Notre souhait est que ces Premières ministres deviennent progressivement des habitudes, que les portes qu’elles ont ouvertes restent et que les jeunes filles africaines n’apprennent plus à rêver petit », a-t-elle renchéri, précisant que chaque fois qu’une femme franchit une porte qui semblait réservée aux hommes, elle fait reculer l’idée selon laquelle certaines responsabilités seraient trop grandes pour une femme.

 « Nous ne voulons pas que ces parcours deviennent uniquement de belles pages dans les livres d’histoire. Nous voulons que ces femmes puissent se rencontrer, échanger, collaborer et transmettre. Nous rêvons d’un rapprochement entre ces grandes dirigeantes africaines et les femmes politiques, entrepreneures, scientifiques, professionnelles et jeunes leaders de nos différents pays », a expliqué Mme Mungul Diaka.

Elle a précisé qu’une Première ministre peut inspirer une future femme politique, une femme d’affaires peut ouvrir une opportunité à une entrepreneure d’un autre pays, une grande dirigeante peut devenir la mentore d’une jeune femme.

GYD est une association regroupant les enfants des Premiers ministres congolais, engagés pour le développement de la RDC et pour une Afrique où chaque génération peut aller plus loin que la précédente. ACP/Kal/Dif

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