Kinshasa, 1er octobre 2026 (ACP).- Un appel a été lancé aux organisations professionnelles des médias et aux associations de défense des droits des femmes de la République démocratique du Congo (RDC), à manifester leur solidarité à l’égard d’une chroniqueuse détenue dans le cadre d’une procédure judiciaire l’opposant à l’artiste congolais Fally Ipupa, selon un communique parvenu jeudi à l’ACP.
« Nous, Association congolaise des femmes journalistes de la presse écrite (Acofepe), lacons un appel à l’ensemble de la corporation journalistique, les organisations professionnelles des médias, les associations de défense des droits des femmes ainsi que toutes les personnes éprises de justice et d’humanisme à manifester leur solidarité à l’égard de la consœur Virginie Manganga dans le strict respect de la loi et des droits de toutes les parties », a-t-on lu dans le communiqué de l’Acofepe.
« Nous exprimons notre profonde solidarité, et notre soutien moral et psychologique à la consœur actuellement détenue à la prison centrale de Makala, dans le cadre d’une procédure judiciaire pour diffamation qui l’oppose à l’artiste congolais Fally Ipupa », a précisé le communiqué.
Le communiqué a rappelé que derrière chaque femme confrontée à une situation de détresse se trouve une personne, une mère, une fille, une sœur ou une professionnelle dont la dignité doit être préservée.
« Nous ne pouvons pas accepter que les femmes soient instrumentalisées par les hommes pour faire souffrir d’autres femmes » a souligné la source.
L’Acofepe a estimé dès lors que la souffrance des femmes et des enfants en RDC devrait être considérée comme une véritable urgence nationale, nécessitant une attention constante des pouvoirs publics, de la société civile, des organisations professionnelles et de l’ensemble de la communauté nationale.
« La solidarité entre femmes ne doit pas être une solidarité de circonstance, mais une valeur fondamentale, particulièrement lorsque l’une d’entre elles traverse une période de grande vulnérabilité. L’Association sollicite également l’appui et l’accompagnement de l’Association des Femmes Avocates Congolaises, afin que, dans le cadre de ses missions, elle puisse apporter son expertise et contribuer à la défense des droits de la consœur « Virginie MANGANGA » », a révélé le communiqué.
Selon la source, l’Acofepe a rappelé avec force le principe fondamental de la présomption d’innocence, selon lequel toute personne poursuivie est présumée innocente jusqu’à ce qu’une décision judiciaire définitive établisse sa culpabilité.
L’Acofepe a réaffirmé son attachement à la liberté de la presse, à la protection des journalistes, à la dignité des femmes, à la protection de l’enfant et au respect des droits fondamentaux.
ACP/Kik/MN

