Kinshasa, 31 août 2026 (ACP).- La réforme de l’article 81 alinea 2 de la loi sur la santé publique en rapport avec la contraception irréversible, a été recommandée dans une étude réalisée par l’association des femmes juristes du Congo (Afejuco), en République démocratique du Congo (RDC), a-t-on appris lundi de source associative.
« Nous estimons qu’une réforme de l’article 81 alinea 2 de la loi n°18/035 du 13 décembre 2018 sur la santé publique disposant qu’« en cas de contraception irréversible, le consentement est écrit, après avis de trois médecins et du psychiatre », est nécessaire afin de simplifier la procédure, sans remettre en cause les garanties liées au choix libre et éclairé », a déclaré Me Pélagie Ebeka, présidente de l’Afejuco.
Elle a indiqué que son organisation propose de réduire de trois à un le nombre de médecins dont l’avis est requis. « Nous proposons également qu’en l’absence d’un psychiatre, l’avis d’un psychologue clinicien puisse être pris en compte. À défaut, notamment dans les milieux reculés, un infirmier formé en santé mentale pourrait également intervenir », a-t-elle insisté.
Pour Me Ebeka, « cette proposition tient compte de la réalité du système de santé congolais. Le nombre de médecins reste insuffisant par rapport à la population et les psychiatres sont particulièrement rares et concentrés dans certaines grandes villes. À en croire, selon les données du Programme national de santé mentale évoquées dans notre étude, la RDC ne disposerait que de 59 psychiatres pour l’ensemble du pays ».
L’organisation propose également que le ministre ayant la Santé publique, au regard de ses attributions, puisse fixer, par voie d’arrêté, les normes et directives pratiques relatives à la contraception irréversible.
Elle a souligné que la contraception irréversible est présente mais freinée par le cadre normatif et les tabous sociaux. « Les médecins assurent les actes, les ong jouent un rôle d’intermédiation essentiel », a ajouté cette avocate.
La présidente de l’Afejuco a fait savoir qu’il faut un accès mieux encadré pour répondre aux besoins réels, respecter le droit des patients à décider librement de sa fécondité. Actuellement, l’Association est en train de mener un plaidoyer au niveau de l’Assemblée nationale pour l’inscription de ce sujet au calendrier de la session parlementaire de septembre 2026, selon la source. Selon les orientations de santé des adolescents (notamment en République démocratique du Congo), une contraception irréversible est une méthode qui entraîne une perte définitive de la capacité à concevoir. Le Programme National de Santé de l’Adolescent (PNSA) s’inscrit dans l’accès des adolescents et des jeunes à des informations et services de santé sexuelle et reproductive adaptés.
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