Élimination des VBG : l’élaboration des lois sensibles au genre suggérée à Mbuji-Mayi

Kinshasa, 25 sept. 2024 (ACP).– L’élaboration des textes légaux sensibles au genre a été suggérée jeudi à Mbuji-Mayi, chef-lieu du Kasaï Oriental, dans le centre de la République démocratique du Congo (RDC), pour éliminer les Violences basées sur le genre (VBG), lors d’une réunion dans le cadre de la campagne « Jeudi en noir ». « Pour éliminer les Violences basées sur le genre, commençons par nous-mêmes, dans nos familles, nos relations, nos communautés et nos milieux professionnels, et surtout, veillons à ce que les textes légaux que nous produisons soient sensibles au genre », a déclaré Carlin Vese, expert en développement communautaire au sein de l’Association pour le bien-être familial et naissance désirable (Abef-ND).

Selon M. Vese, il est essentiel que toutes les personnes impliquées dans le processus législatif soient déconstruites en amont, afin de garantir des lois, des politiques et des stratégies sensibles au genre. « Nous devons reconnaître que nous avons toutes et tous été socialisés dans un environnement parfois toxique. Prendre conscience de cela est déjà un pas vers une transformation profonde, aux effets positifs sur les lois, les politiques et les autres œuvres humaines », a-t-il indiqué.

« Engageons-nous à promouvoir la masculinité et la féminité positives et posons des actions concrètes pour une véritable justice sociale et l’égalité des sexes », a-t-il ajouté, avant de préciser que la paix durable commence par la justice et la dignité pour tous.
«C’est question de reconnaître que nous ne sommes pas parfaits, mais faisons simplement l’effort de tendre vers le meilleur, à travers les formes positives de la masculinité et féminité, car la transformation commence par la conscience et l’engagement », a dit M. Vese.
La violence, a-t-il fait savoir, n’est pas une fatalité. C’est un comportement appris qui peut être corrigé. « En ce « Jeudi en noir », prenons un moment pour évaluer les effets collatéraux de nos paroles, attitudes et comportements », a-t-il déclaré.

La campagne «Thursdays in black (Jeudi en noir)» est simple, mais profonde. Elle traduit la résistance et résilience des femmes contre les attitudes et les pratiques autorisant le viol et la violence. Elle rend, non seulement hommage aux femmes qui résistent à la culture de l’injustice et de la violence, mais aussi elle encourage d’autres à rejoindre cette lutte.ACP/

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