Kinshasa, 1er novembre 2026 (ACP)- Le rôle central de la femme congolaise comme actrice du développement a été salué par la ministre du Genre, à la clôture de la 3ème édition du Forum national du mouvement associatif féminin, samedi à Kalemie, chef-lieu du Tanganyika, dans le Sud-est de la République démocratique du Congo.
«Le thème retenu pour cette édition : « Femmes au cœur de la paix, renforcer le dialogue inclusif et la participation citoyenne pour une RDC pacifiée et cohésive », nous a invité toutes durant les travaux à des réflexions, dialogue et partage d’expériences pertinents. Et les résultats démontrent que les femmes congolaises sont des actrices de la transformation sur laquelle notre société doit compter», a déclaré Micheline Ombae, ministre du Genre, famille et enfant.
«Et dans le contexte national actuellement marqué par des défis sécuritaires, humanitaires et sociaux persistants, la contribution des femmes à la reconstruction de la paix et à la cohésion nationale est indispensable», a-t-elle ajouté.
La ministre du genre a invité les femmes au sein des communautés à jouer un rôle de premier plan dans les mécanismes de solidarité, dans les initiatives locales de prévention des conflits et dans les processus de pacification et de relèvement.
«Leur voix doit donc être entendue, leur leadership valorisé et leur participation garantie dans toutes les instances où se prennent les décisions qui engagent l’avenir de la Nation», a-t-elle martelé.
Par ailleurs, la patronne du Genre a indiqué que l’ambition doit aller au-delà des déclarations de principe, elle doit se traduire par des actions concrètes permettant aux femmes d’influencer véritablement les décisions politiques, économiques et sociales.
Elle a précisé que parmi les acquis majeurs de ces assises figure l’adoption de 23 recommandations traduisant l’engagement collectif à promouvoir le leadership féminin, la participation citoyenne, la prévention des conflits, la cohésion sociale et l’autonomisation économique des femmes.
«Permettez-moi de souligner que la valeur de ces recommandations ne résidera pas uniquement dans leur adoption mais aussi et surtout dans leur mise en œuvre effective. Nous devons donc passer des engagements aux actions, des discours aux résultats et des résolutions au changement concret dans la vie des femmes et des filles de notre pays» a-t-elle insisté.
Un appel à la responsabilité lancé aux parties prenantes pour consolider la paix
Ce membre du gouvernement a lancé un appel à la responsabilité de toutes les parties prenantes : institutions publiques, organisations de la société civile, partenaires techniques et financiers, secteur privé ainsi que leaders communautaires. Elle appelé chacun dans son domaine de compétence à apporter sa contribution à la concrétisation de ces recommandations.
«Le Ministère du Genre, Famille et Enfant demeure engagé à promouvoir les droits des femmes, à renforcer leur leadership et à soutenir les initiatives visant à accroître leur participation à la gouvernance et au processus de la paix» a-t-elle rassuré.
A cette occasion, elle a rendu un hommage particulier à la résilience des femmes congolaises, notamment dans les zones affectées par les conflits, qui continuent de faire preuve d’un courage remarquable face aux épreuves.
«Malgré les violences et les déplacements forcés, la précarité et d’énormes difficultés, elles demeurent des piliers de leurs familles et de leurs communautés. À toutes ces femmes, nous devons notre reconnaissance, mais surtout notre engagement à agir davantage pour leur protection, leur dignité et leur épanouissement» a-t-elle encouragé.
La 3ᵉ édition du Forum national du Mouvement associatif féminin, organisée à Kalemie, dans la province du Tanganyika, les 29 et 30 octobre 2026, avait pour objectif principal de renforcer le rôle des organisations féminines dans la promotion de la paix, la participation citoyenne et le développement de la RDC.
ACP/Aosa/Mok

