Kinshasa, 29 ocobre 2025 (ACP).- La mise en place des quotas obligatoires pour garantir la participation des femmes dans les instances décisionnelles en République démocratique du Congo (RDC), a été recommandée mercredi à Kinshasa, lors d’une conférence, dans le cadre du 25ème anniversaire de la résolution 1325 Angeda «Femmes, paix et sécurité».
«Nous soutenons la mise en place de quotas obligatoires pour garantir la participation des femmes dans tous les processus de négociation, de paix et de prise de décision, y compris dans la lutte contre les violences sexuelles et politiques», a déclaré Chris Mvuakuya, président de la synergie des jeunes Africains pour la consolidation de la paix et sécurité.
«Nous continuerons à renforcer les capacités des femmes pour une participation effective aux processus de paix, et à assurer l’inclusion systématique des femmes vivant avec un handicap dans tous les programmes relatifs à la paix et à la sécurité, conformément aux Résolutions 1325 et 24205», a-t-il ajouté.
M. Mvuakuya a fait savoir que les participants à cette conférence ont également proposé de financer et de promouvoir les espaces formels et informels de participation pour les femmes et les filles, tout en encourageant le leadership féminin et masculin équilibré.
Ils ont, par ailleurs, promis de consolider la synergie entre les acteurs humanitaires et les institutions de sécurité pour assurer la protection effective des femmes, des filles et des personnes déplacées dans les zones de conflit, a-t-il dit.
Il a expliqué l’importance de sensibiliser les communautés de manière ciblée, notamment à travers la promotion de la masculinité positive et de l’égalité de genre pour prévenir efficacement les violences basées sur le genre (VBG).
«Nous renforcerons aussi la formation et la participation des femmes dans les secteurs de la sécurité, de la protection et de la lutte contre les violences, y compris au sein de l’armée et de la police. Les femmes ne doivent pas seulement être consultées dans les instances décisionnelles, mais aussi agir concrètement au sein des structures sécuritaires nationales», a-t-il dit.
Consolider les efforts visant la parité
«Il est également nécessaire de renforcer la coordination sectorielle et la collaboration entre les ministères, la société civile, les forces de sécurité (FARDC, PNC) et les partenaires internationaux (UNFPA, UNICEF, UNESCO, entre autres) pour une application rigoureuse du Plan d’Action National 1325», a-t-il soutenu
Pour M. Mvuakuya, il faudrait aussi garantir l’accès aux services humanitaires et de santé pour toutes les victimes de violence, avec un appui social, juridique et médical approprié et immédiat.
«Nous encourageons l’utilisation des outils numériques et des plateformes de coordination pour assurer le suivi, la cartographie et l’évaluation des interventions, notamment dans les zones rurales et isolées», a-t-il conclu.
A ce sujet, il a relevé que les participants ont également plaidé pour une coopération renforcée entre journalistes et partenaires internationaux, afin d’échanger les bonnes pratiques et de valoriser l’impact des actions menées.
ACP/UKB

