Bunia, 28 Janvier 2026 (ACP).- Des milliers d’enfants et femmes déplacés de guerre en Ituri, dans le nod-est de la République démocratique du Congo (RDC), sont exposés à des graves risques sanitaires suite un accès régulier d’eau potable, a alerté mercredi, le chargé de communication d’une ONG de protection des personnes vulnérables, dans un entretien.
«La pénurie d’eau potable contraint de nombreuses familles déplacées, notamment des femmes enceintes, des enfants de moins de cinq (5) ans et des personnes de troisième âge, à consommer l’eau des rivières, faute de moyens financiers pour s’en procurer», a déclaré Olivier Bavi Karba, chargé de communication de l’Association des déplacés et victimes des guerres de l’Ituri (ADVG).
M. Karba a appelé les autorités et des partenaires humanitaires à une intervention urgente pour prévenir une crise de santé publique.
«L’eau s’achète et les déplacés n’ont pas toujours l’argent nécessaire pour en acheter chaque jour. Cette situation les expose à des maladies graves», a-t-il alerté.
Il a indiqué que la consommation d’eau insalubre par les femmes enceintes peut entraîner des conséquences néfastes sur la santé du fœtus, insistant sur la nécessité de garantir l’accès à l’eau propre afin d’assurer une grossesse sans complications.
«Pour qu’un bébé puisse se développer normalement jusqu’au terme, il est indispensable que la mère consomme de l’eau potable »
M. Olivier Bavi a laissé entendre que ces personnes vulnérables victimes de l’activisme de groupes armés sont exposées à plusieurs maladies hydriques, notamment le choléra et la diarrhée, fréquemment liées à la consommation d’eau impropre, appelant à des mesures préventives avant l’apparition de pertes en vies humaines.
La précarité économique accentue la vulnérabilité
M. Karba a expliqué que la précarité économique de ces déplacés constitue le facteur aggravant de leur état de vulnérabilité qui sont contraints à acheter quotidiennement de l’eau d’environ 100 francs congolais le bidon de 20 litres une charge insoutenable pour des ménages déjà affectés par le manque de nourriture.
«Il ne faut pas attendre qu’il y ait des décès pour agir. La prévention est possible si l’intervention est rapide», a-t-il plaid, invitant les humanitaires à intervenir sans délai pour répondre aux besoins urgents de ces populations vulnérables.
M. Karba a exhorté les autorités provinciales, le gouvernement central, les partenaires techniques et financiers à renforcer l’approvisionnement en eau potable dans les différents sites de déplacés afin de prévenir une crise sanitaire imminente en Ituri. ACP/UKB

