Ituri : plus de mille enfants sortis des groupes armés enregistrés en 2025

Kinshasa, 7 janvier 2026 (ACP).- Plus  de mille enfants sortis des groupes armés  ont été enregistrés dans la province de l’Ituri, dans l’Est de la République démocratique du Congo, en 2025, indique un communiqué publié mercredi au terme d’une mission de suivi et d’évaluation des activités liées à la sortie des enfants dans les groupes armés dans cette partie du pays.

« Pour l’année 2025 qui vient de s’écouler, la province de l’Ituri a enregistré plus de mille enfants sortis des groupes armés. J’ai  évalué  la situation actuelle de ces enfants et apprécie les mécanismes de leur prise en charge depuis leur séparation avec les groupes armés », a déclaré Marie Chantal Lumba Tshimanga, coordonnatrice nationale adjointe chargée des questions techniques et opérationnelles du Programme de désarmement, démobilisation, relèvement communautaire et stabilisation (P-DDRCS),  qui a conduit cette mission à Bunia.

Par ailleurs, cette délégation avait visité un centre de transit et d’orientation, avant de tenir, une réunion de concertation avec l’ensemble des acteurs impliqués dans la protection de l’enfant. À l’issue de cette rencontre, plusieurs partenaires ont exprimé leur satisfaction quant au niveau de collaboration et de coordination observé sur le terrain.

Pour sa part,  la MONUSCO, à travers sa section de protection de l’enfant, a salué l’implication du P-DDRCS dans le suivi des enfants sortis des groupes armés et la dynamique de concertation instaurée avec les acteurs locaux.

De son côté, l’UNICEF s’est dit encouragé par les efforts conjoints visant à renforcer la réintégration communautaire des enfants, tout en rappelant la nécessité de mobiliser davantage des ressources pour répondre aux besoins persistants en matière de protection, d’éducation et de prise en charge psychosociale.

Satisfaites de cette initiative, les organisations locales présentes à cette rencontre, ont souligné l’importance de l’accompagnement du P-DDRCS et ses partenaires, estimant que cette synergie contribue à améliorer la protection des enfants et à consolider les mécanismes de prévention du recrutement et ré-recrutement des enfants dans les groupes armés.

La collaboration, levier essentiel pour une réinsertion réussite

Par ailleurs, Mme Marie Chantal Lumba, coordonnatrice nationale adjointe en charge des questions techniques et opérationnelles du P-DDRCS,  s’est dit convaincue que cette collaboration entre le programme, les services étatiques, les agences du système des Nations unies et les ONG locales constitue un levier essentiel pour une réinsertion réussie des enfants.

Toutefois,  elle a reconnu l’ampleur des défis, face aux  besoins qui sont importants.

« Les besoins sont énormes, mais nous avançons pas à pas pour aider ces enfants », a-t-elle souligné, avant de souligner que leur réinsertion est un investissement pour l’avenir de la province et du pays ».

Mme Chantal Lumba a, enfin, lancé un appel aux groupes armés encore actifs et qui continuent de garder des enfants dans leurs rangs,  à les libérer.  Car,  » la place de l’enfant est à l’école, dans la famille et au sein des communautés, et non dans un groupe armé », a-t-elle insisté. Elle  les a ensuite appelés à adhérer au P-DDRCS et à s’engager pour mettre en œuvre le principe de « zéro enfant » dans les groupes armés.

Le P-DDRCS reste disposé à accompagner, avec ses partenaires, la séparation des enfants des groupes armés et leur réinsertion durable au sein de la société », a-t-elle conclu.

ACP/C.L.

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