Tshikapa, 21 octobre 2026 (ACP).- Environ 1.042 élèves ont été sensibilisés mercredi, à Tshikapa chef-lieu du Kasaï, dans le Centre de la République démocratique du Congo (RDC), aux violences basées sur le genre (VBG) et à l’hygiène menstruelle afin de prévenir ces fléau en milieu scolaire, lors d’une séance.
« Nous avons sensibilisées 1.042 de l’institut Kene et de l’Institut du centre, parmi eux, l’on compte 704 filles et 338 garçons.
Nous avons choisi ces écoles parce que c’est là que nous constatons de plus en plus de cas de harcèlement et d’abus sexuels, aussi beaucoup de filles abandonnent l’école à cause des violences et de la mauvaise gestion de l’hygiène menstruelle par manque d’information », a déclaré Alphonsine Bilonda, secrétaire au sein de cette association.
« Nous sommes venues leur dire que leur corps leur appartient, que personne n’a le droit de les toucher sans leur consentement et qu’elles doivent dénoncer tout cas d’abus. Mais aussi aux garçons, nous les avons dit que la menstruation n’est pas une maladie, ni une honte, c’est un phénomène naturel« , a-t-elle ajouté.
Selon Mme Bilonda, l’objectif de cette sensibilisation est de lutter contre l’abus et le harcèlement sexuels et de briser le tabou autour de l’hygiène menstruelle.
« Nous les avons encouragées à parler à leurs parents, à leurs enseignants et aux structures de protection. Une fille harcelée ou abusée ne doit pas avoir peur. Il y a des services où elle peut se plaindre en toute confidentialité« , a-t-elle expliqué.
Les bénéficiaires ont, de leur côté, éprouvés la satisfaction quant à la matière reçue.
« Je suis très contente de cette formation. J’ai appris comment me protéger contre le harcèlement et comment bien gérer ma période de menstruation. Avant j’avais honte, maintenant je sais que c’est normal et que je dois bien m’entretenir pour éviter les infections », a indiqué une élève de la 4ème année des humanités.
« On nous a appris à respecter les filles et à ne plus nous moquer d’elles quand elles ont leurs règles. J’ai compris que c’est une période difficile pour elles et qu’on doit les soutenir au lieu de les stigmatiser« , a dit un autre élève de l’Institut Kene.
Cette séance de sensibilisation a été organisée par le Cadre de concertation de femme leaders de Tshikapa.
ACP/M M B/YM

