Kasaï-Oriental : les défis du mariage précoce expliqués par un technicien de la santé

Mbuji-Mayi, 14 janvier 2026 (ACP).- Les défis liés au mariage précoce de la jeune fille ont été expliqués par un technicien du Programme national de la santé de l’adolescent (PNSA) du Kasaï-Oriental, dans le centre de la République démocratique du Congo (RDC), dans un entretien mercredi à Mbuji-Mayi, chef-lieu de province. 

« Sur le plan sanitaire, nous aimerions que la fille ait au moins 20 ans pour entrer dans le mariage. Pourquoi ? Il y a déjà maturité des organes génitaux internes de la jeune fille, capables de supporter le poids de la grossesse. Avant 18 ans, les organes génitaux internes de la femme ne sont pas à mesure de supporter le poids du fœtus. C’est pourquoi, si vous remarquez, des adolescentes qui conçoivent avant l’âge de 18 ans, il y a un problème des avortements spontanés », a déclaré le Dr Teddy Kalenda, assistant technique au PNSA au Kasaï-Oriental. 

Il a fait savoir qu’il a organisé des séances de sensibilisation pour prévenir le mariage des jeunes filles mineures, notamment l’arrangement à l’amiable.

« La loi interdit le mariage précoce, le mariage en dessous de 18 ans. Nous avons fait des vulgarisations à ce sujet ainsi que des séances de sensibilisation, des échanges et des focus group avec les comités des parents, les autorités communautaires, les officiers de la Police judiciaires (OPJ) et des militaires (…) », a dit le Dr Kalenda, avant de déplorer les arrangements à l’amiable au sein de la communauté malgré des sensibilisations sur la question.

ACP/UKB

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