Mbuji-Mayi, 22 janvier 2026 (ACP).- L’immaturité de la jeune fille de moins de 18 ans dans le mariage est considérée comme l’une des principales causes de difficultés conjugales dans les foyers, a-t-on appris, jeudi, lors d’un échange avec un responsable du Programme national pour la santé de l’adolescent (PNSA) au Kasaï-Oriental, (au centre de la République démocratique du Congo).
« Dans le social, la fille mineure ne peut pas bien tenir dans le mariage à cause notamment de son immaturité. Premièrement, elle est capricieuse. Elle a encore cet esprit d’enfance en elle, et c’est difficile qu’elle puisse supporter le coup du mariage », a déclaré Dr Teddy Kalenda, assistant technique au PNSA Kasaï-Oriental.
« Dans le mariage, il y a les hauts et les pires. Au début ça peut être bien, mais à la longue, il y aura toujours des problèmes, parce qu’elle a encore des caprices. Et dans la plupart des cas de divorces, c’est l’entêtement qui est à la base. Alors en tant que parent, je dois refuser, dire que ma fille est encore capricieuse au lieu de l’envoyer au mariage de manière prématurée », a-t-il ajouté.
« Et l’homme aussi ne peut pas supporter cela, il considère que c’est sa femme, mais la femme en soi, a encore des caprices, c’est difficile que l’homme puisse supporter. Donc ce sont des mineures, ce sont des jeunes filles de moins de 18 ans, qui ne savent pas comment vivre dans le foyer », a ajouté l’assistant technique du PNSA.
Au Kasaï-Oriental, comme dans plusieurs provinces de la République démocratique du Congo, le mariage des mineures demeure une pratique encore répandue, malgré les efforts des autorités et des organisations de santé pour sensibiliser la population.
Selon les statistiques locales, un nombre significatif de filles se marient avant l’âge de 18 ans, souvent pour des raisons économiques ou sociales. Cette situation expose les jeunes filles à des défis importants, notamment des difficultés à gérer la vie conjugale, des risques pour leur santé physique et mentale, ainsi qu’une vulnérabilité accrue au divorce ou aux conflits familiaux. Le Programme national pour la santé de l’adolescent (PNSA) œuvre pour informer et accompagner les familles sur les impacts de cette pratique sur le bien-être des jeunes filles.
ACP/JF

