Kinshasa, 03 septembre 2027 (ACP).- Des filles-mères, des filles sans enfants, des mères et un homme ont pris part, pendant dix jours, à la cinquième formation en art culinaire, axée sur le jury pratique, dans la commune de Limete, au centre de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), a-t-on appris jeudi de source associative.
« Cette formation est organisée pour aider les filles mères à devenir autonomes comme le nom de la Fondation est l’Autonomisation des filles mères. Nous formons toutes les femmes qui veulent devenir indépendantes et autonomes », a déclaré Hulda Jocko, formatrice et présidente de la fondation Autonomisation des Filles et Mères (AFM).
« C’est pourquoi nous avons organisé cette formation pour aider les jeunes filles à être autonomes pour qu’elles ne dépendent pas des autres, par contre d’elles-mêmes », a-t-elle ajouté.
De leur côté, les apprenants qui ont suivi cet encadrement ont affirmé avoir été renforcés en capacités et devenus aptes à affronter le monde professionnel.
« Ce qui m’a amené ici à l’autonomisation des mères, c’est venir apprendre et ajouter ce que j’avais déjà appris ailleurs. Nous avons appris comment dresser la table, comment accueillir les clients, comment parler, comment les placer et puis être poli. C’est ce qu’on nous a appris ici dans cette formation hôtesse et accueil », a soutenu Abigael Mubia, apprenante.
Pour Petronie Kilapi, une autre apprenante : « Nous avons reçu la formation en pâtisserie, nous avons reçu la formation en cuisine. Il y a plein de choses qui se sont passées ici. J’ai même suivi la formation en accueil, quand bien même, là-bas on n’était pas si nombreux, mais j’étais là pour écouter tout ce qui se passe, ils nous ont montré comment accueillir les gens ».
Par ailleurs une autre apprenante qui a voulu découvrir de nouvelles saveurs et améliorer sa technique.
« Dans le souci de découvrir des nouvelles sauveurs et par déplaisance de mes propres plats, je m’étais mise une idée en tête d’apprendre, de découvrir et d’améliorer ce que je faisais moi-même. Et, c’est partant de cette optique que je me suis décidée de chercher un endroit où des personnes organisaient des formations. Et un jour je suis tombée sur la page de madame Hulda Jocko. Et c’est par là que j’ai vu l’affiche, je me suis renseignée et j’ai réglé ce qu’il fallait régler puis j’ai participé à la formation », a témoigné, Percée Masengu, apprenante.
Georges Kabongo, un homme passionné de cuisine, a défendu l’idée que les fourneaux sont aussi faits pour les hommes. « Premièrement en tant qu’homme je suis un amoureux de la cuisine, j’aime bien cuisiner, j’aime un peu tout ce qui est bien dans la cuisine. On dit que la cuisine c’est pour les femmes, non elle n’est pas seulement pour les femmes », a-t-il dit.
Cette session qui était également axée sur l’hôtellerie et l’accueil, a constitué une occasion de remise à niveau pour certaines apprenantes déjà initiées, dans le but de parfaire les notions de service, d’accueil client et d’art de la table, mai elle ouvre de nouvelles perspectives à tous ceux qui ont participé. Au total plus de cent soixante (160) participants dont des filles-mères, des filles sans enfants, des mères et un homme ont pris part à cette formation dont l’objectif était de rendre les formés autonomes.
ACP/Jo (sp) /PN

