Kinshasa, 14 janvier 2026(ACP).- Les droits des veuves ont été au centre des échanges, mercredi à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), en vue de permettre à ces dernières de lutter contre les inégalités et l’injustice, lors d’une journée de sensibilisation sous le thème : « Femme debout pour la lutte ».
« Cette activité a été mise à profit comme une journée de prise de conscience, de sensibilisation, de formation et d’information sur les droits des femmes, particulièrement des veuves pour leur permettre de lutter contre les inégalités et l’injustice», a déclaré Bernadette Bobela, présidente de l’ONG « Solidarité ».
« Les veuves doivent se lever et sortir de la passivité. Elles ne peuvent pas attendre une assistance aléatoire après la mort du conjoint. Elles doivent se battre pour leurs droits et ceux de leurs enfants après la mort du conjoint », a-t-elle ajouté, avant de les inviter à s’autonomiser à travers un métier, une activité lucrative quelconque pour subvenir aux besoins de leur famille, car la misère ne se gère pas, mais elle se combat.
« Vous devez vivre en parfaite autonomie après la mort du conjoint au lieu de se morfondre et de vous tourner vers l’assistanat ou la mendicité », a dit Mme Bolela.
Elle a encouragé les veuves à dénoncer la tradition antisociale.
« Les voies de recours existent, à l’instar des administrations publiques chargées des questions de veuvage comme les affaires sociales et le parquet qui statuent sur le questions de succession. La femme doit officialiser son union par un mariage devant l’officier de l’état civil », a-t-elle indiqué.
Cette actrice sociale a, enfin fait savoir que de nombreux témoignages des femmes vivant leur état de veuvage ont été faits au cours de cette activité, des témoignages émouvants sur leur maltraitance et les abus dont elles sont victimes après la disparition de leur conjoint.
ACP/UKB

