Kinshasa : évaluation à mi-parcours du processus électoral du 20 décembre 2023 

Kinshasa, 07 Mars 2024(ACP).- Une plate-forme  de la société civile a fait une évaluation à mi-parcours du processus électoral du 20 décembre 2023 en vue de contribuer au renforcement de la légitimité des institutions issues de ces scrutins, lors d’un atelier organisé jeudi à Kinshasa, en République démocratique du Congo.

« Ces assises ont permis aux participants d’identifiés les irrégularités observées dans le déroulement des scrutins du 20 décembre 2023, qualifiées de forcing électoral », a déclaré  Jérôme Bonso, secrétaire permanent de la plate-forme « Agir pour des élections transparentes et apaisées » (AETA).

« Nous avons relevé cinq domaines principaux. Il s’agit notamment du domaine du cadre juridique et légal des scrutins du 20 décembre 2023, du domaine de la sensibilisation ou de l’éducation civique et électorale des parties prenantes, du domaine de la gouvernance financière du processus électoral dans son ensemble, du domaine de l’inclusion du genre et du domaine de la planification électorale avec pour point d’orgue, une gestion peu rigoureuse du calendrier électoral », a-t-il souligné.

Les participants ont appelé à des actions correctives urgentes, structurées et concertée de plaidoyer dans les différents domaines pour améliorer la gouvernance électorale. « Nous saluons les efforts du Législateur congolais, d’arrimer et de conformer aux instruments juridiques régionaux et internationaux du cadre légal qui encadre le processus électorale en République démocratique du Congo », a fait savoir , Jérôme Bonso, précisant que « les organisations de la société civile, membres de l’AETA ont déploré une faible implication de ses  membres dans le travail de sensibilisation électorale managé par la Céni elle-même, alors que nous étions convaincus de l’importance indéniable de l’action de sensibilisation pour toute élection démocratique »

L’AETA a relevé certaines faiblesses du processus électoral qu’il faille corriger, notamment « la manipulation et l’instrumentalisation de l’électoral, l’émergence du phénomène « business-électoral » dans le chef des certaines parties prenantes du processus électoral ».

Inclusion Genre

S’agissant de l’inclusion du Genre, les participants ont relevé notamment le poids du patriarcat sur la représentation de la femme  et la jeune fille dans la phase décisionnelles en RDC, la discrimination persistante  à l’endroit de  personnes vulnérables tels que les femmes, les personnes vivant avec handicap (PVH) et les jeunes dans le chef des décideurs et autres parties prenantes du secteur électoral et l’ignorance et le non recours aux instruments juridiques nationaux et internationaux qui protègent le droit de groupes vulnérables de participer aux élections et à la gouvernance électorale.

Pour le Secrétaire permanent de l’AETA, Jérôme Bonso, « la gestion financière de la Céni mérite un contrôle rigoureux et sans complaisance  de la part des institutions publiques  dans la mesure où cette gestion a été caractérisé entre autres par : une faible traçabilité des opérations, le manque criant de transparence, le non-respect à répétions des procédures et règles de passation des marchés publics et une gestion peu rigoureuse de matériels électoraux par la Céni ».

Une feuille de route des actions de plaidoyers visant à garantir une fin heureuse du processus en cours et l’amélioration de la qualité des échéances électorales à venir a été annoncée. ACP/

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