Kinshasa, 07 novembre 2025 (ACP).- Les attaques visant la vie privée des femmes politiques, au nom de l’adversité, ont été dénoncées en République démocratique du Congo par une ancienne ministre des Droits humains, dans un message publié sur son compte X (ex-Twitter), consulté vendredi par l’ACP.
«Mais franchement, en tant que femme et mère, je condamne avec toute mon énergie cette manière d’attaquer les femmes politiques sur leur vie privée au nom de l’adversité politique… au lieu de les attaquer sur leurs actions politiques», a écrit Marie-Ange Mushobekwa.
Elle a rappelé que toutes les femmes, mariées, divorcées, veuves ou célibataires… qu’elles soient mères ou non, doivent être respectées et jugées sur leurs compétences et leurs actions politiques, en laissant leurs enfants et leurs familles en dehors des débats et rivalités politiques. Elle a qualifié ce type d’attaques de ‘lâcheté » et de »preuve de mauvaise éducation ».
Mme Mushobekwa a, par ailleurs, exprimé son soutien à la ministre d’État en charge des Affaires étrangères, Mme Kayikwamba, actuellement la cible d’attaques personnelles.
«Force et courage à elle. Je lui envoie des fleurs virtuelles», a-t-elle ajouté, évoquant au passage sa propre expérience du lynchage médiatique.
Cette réaction intervient quelques heures après le dépôt, par Thérèse Kayikwamba Wagner, d’une plainte pour diffamation contre plusieurs médias et individus accusés de propager des informations mensongères sur sa vie privée.
ACP/ODM

