Kinshasa, 10 juillet 2026 (ACP).- L’éducation des femmes et jeunes filles a été présentée vendredi comme le levier indispensable pour rebâtir une société congolaise forte et restaurer l’autorité parentale au sein des foyers, lors d’une conférence-débat organisée à N’Djili, dans l’Est de Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC).
«L’éducation des femmes et des filles est très importante, surtout l’éducation scolaire qui est obligatoire jusqu’à l’âge de seize ans et, à notre niveau, l’éducation est vécue au quotidien, alors elle est transversale : elle concerne les familles, l’école et la société», a déclaré Yvonne Ngelesa, secrétaire de l’ONG la Fontaine.
Face au phénomène de démission parentale et au fléau de l’analphabétisme, Mme Ngelesa a tiré la sonnette d’alarme sur l’urgence de ramener la jeunesse sur le droit chemin. Pour elle, la cellule familiale ne peut s’équilibrer sans une mère dotée d’un bagage intellectuel et civique minimum, capable d’assumer pleinement son rôle d’éducatrice.
«Quitter le statut d’analphabète n’est plus seulement un droit individuel, mais un devoir sociétal pour sortir les ménages de la précarité morale et intellectuelle », a-t-elle dit.
«Notre message est que les femmes de notre structure comprennent qu’elles sont utiles, Mais pour être utile, il faut être éduqué ; être éduqué, c’est avoir un minimum de connaissances ; et pour avoir ce minimum, il faut aller à l’école, autrement dit, il faut alphabétiser celles qui ne savent ni lire et ni écrire», a insisté l’oratrice.
Cette rencontre axée sur le thème : « L’éducation des femmes et des jeunes filles francophones », s’est clôturée par un appel vibrant à la prise de conscience collective, rappelant que l’épanouissement de la femme reste le miroir du développement de toute la nation. ACP/B /M/Mok

