Kinshasa, 1er juin 2026 (ACP).– Un appel a été lancé aux femmes de la République démocratique du Congo (RDC), particulièrement à celles de Kinshasa, capitale du pays, à participer au changement en s’impliquant dans l’assainissement pour faire face à l’insalubrité et la pollution, lors des échanges lundi, dans une tribune. « Nous, les femmes, qui transmettons les habitudes aux générations futures, avons aussi le pouvoir de participer au changement. Nous ne pouvons pas seulement dénoncer l’insalubrité et la pollution de Kinshasa, mais nous devons assumer notre responsabilité collective, celle d’assainir, car une ville ne devient pas sale toute seule », a déclaré Kikina Mungul Diaka, initiatrice de la tribune « Coup de gueule de la femme ». « La femme subit en première ligne les conséquences de l’insalubrité, car elle organise ses activités familiales, commerciales au quotidien dans ces conditions », a-t-elle ajouté. Elle a également précisé que la femme vit la ville différemment. Elle y élève des enfants, elle y fait le marché, elle y travaille, elle y marche, elle y vend parfois, elle y soigne et y organise la vie quotidienne.
« Quand les caniveaux débordent, ce sont des mères qui traversent les eaux sales avec leurs enfants. Quand les déchets s’accumulent, ce sont des familles entières exposées aux maladies. Quand une ville devient insalubre, ce sont les foyers, la santé, la dignité et même l’éducation qui finissent par être touchés », a-t-elle indiqué, précisant que promouvoir la femme n’est pas seulement parler de la beauté, de la carrière ou de l’élégance, c’est aussi parler de son environnement, de sa sécurité, de sa santé et de la ville dans laquelle elle essaie de construire l’avenir de ses enfants. « Une ville propre est aussi une forme de respect envers ceux qui y vivent », a-t-elle conclu. ACP/

