Kinshasa : les troubles pelviens présentés comme un poids psychologique pour les femmes 

Kinshasa, 1er octobre 2026 (ACP).- Les troubles gynécologiques et pelviens ont été présentés comme un poids psychologique pour les femmes, à cause du tabou autour de ce sujet, dans un échange jeudi, à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC), avec un médecin. 

« Parler de la santé gynécologique et pelvienne reste un tabou dans notre société, alors qu’elle fait partie de la santé globale et que des milliers de femmes en souffrent en silence. Ce fardeau dépasse largement le cadre médical pour devenir un poids psychologique, pouvant conduire à l’anxiété et à la dépression », a déclaré Dr Alexis Mareka, médecin traitant à Kinshasa. 

« Ces troubles exposent la femme à une gêne au travail, à des absences répétées et à un isolement progressif. Chez la jeune fille, elle peut amener à perturber sa scolarité, car elle vit sa maladie dans la honte et la peur des préjugés », a-t-il ajouté, précisant que ces troubles accentuent la dépendance chez les femmes à mobilité réduite, l’amenant à développer un sentiment d’être un poids pour l’entourage.

Le Dr Mareka a fait savoir que les conséquences sociales sont différenciées, relevant que l’accès aux soins de rééducation demeure particulièrement difficile pour les personnes à mobilité réduite confrontées au manque de logistique adaptée, à un environnement non inclusif et à la nécessité permanente d’être accompagnées.

Il a présenté la famille et le conjoint comme le premier cercle de soutien, déterminant pour la régularité du suivi et de l’équilibre psychologique de la patiente.

Le médecin a plaidé pour une écoute respectueuse et un accompagnement sans jugement. ACP/

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