Kinshasa, 27 mars 2026 (ACP).- L’hygiène mentale de la femme a été au centre des échanges vendredi, lors dune conférence organisée par l’église Philadelphie cité d’exaucement de Tshangu, dans l’Est de Kinshasa en République démocratique du Congo (RDC), à l’occasion de la clôture du mois de la femme.
« Chaque femme a besoin d’une bonne hygiène mentale parce qu’on ne peut pas être propre extérieurement mais épuiser intérieurement», a déclaré le Dr. Charlène Mayangi, médecin traitant en pédiatrie au sein de l’hôpital général Mère & enfant.
«Prendre soin de soi, c’est aussi éviter notamment les pensées toxiques, fuir les environnements stressants, éviter la fatigue chronique, parler quand ça ne va pas, prier, relâcher la pression car une femme qui a la paix intérieure transmet la paix autour d’elle et elle ne peut pas bien s’occuper des autres si elle est détruite intérieurement», a-t-elle ajouté.
Elle a fait savoir qu’aujourd’hui, beaucoup de femmes sont fortes en apparence, mais fatiguées à l’intérieur.
«Beaucoup de femmes se montrent fortes en apparence mais elles sont faibles de l’intérieur. Elles gèrent la maison, les enfants, le travail mais qui prend soin d’elles ? C’est pourquoi l’objectif de cette activité était d’aider la femme à se comprendre, à se reconstruire et à s’équilibrer», a dit le Dr. Mayangi.
Cette responsable du ministère « Elle » de l’église Philadelphie cite d’exaucement de Tshangu a noté qu’une femme en bonne santé, ce n’est pas celle qui ne tombe jamais malade plutôt celle qui prend soin d’elle avant de tomber malade.
Elle a recommandé de bien manger, de boire de l’eau suffisamment et de bouger chaque jour, notamment par la marche et quelques exercices physiques.
«Une femme doit apprendre à se respecter elle-même parce que beaucoup de femmes s’oublient, elles donnent tout aux autres et finissent vides», a expliqué le Dr Mayangi.
« Mayele ya Mwasi, ce n’est pas juste une activité plutôt un réveil. Un réveil de la femme dans toutes ses dimensions. Mayele ya Mwasi » Parce qu’une femme qui a la sagesse sait: quand parler, quand se reposer, quand demander de l’aide et surtout quand dire stop. Nous voulons former des femmes fortes, mais aussi équilibrées mentalement et émotionnellement», a-t-elle ajouté, avant de préciser que prendre soin de la femme, permet ainsi à la guérison de la société.
«La santé ne commence pas à l’hôpital mais plutôt dans nos maisons, nos habitudes et dans notre équilibre mental. Demander de l’aide, ce n’est pas un signe de faiblesse mais une preuve de sagesse, car une femme forte, ce n’est pas celle qui supporte tout, mais plutôt celle qui sait quand elle doit se reconstruire», a-t-elle conclu.
La journée dénommé « Mayele ya mwasi » a été organisé sous le thème: « Hygiène et santé de la femme », à l’occasion de la clôture du mois de la femme.
ACP/ODM

