Kinshasa : l’UE réaffirme son accompagnement aux survivants des violences sexuelles de la clinique Panzi

Kinshasa, 19 février 2026 (ACP).– L’union européenne(UE), à travers le commissaire européenne à la préparation, à la gestion des crises et à l’égalité a réaffirmé jeudi, à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC), son accompagnement aux survivants des violences sexuelles suivi par la fondation Panzi dans la capitale, lors d’une visite.

«Cette visite réaffirme l’importance d’une coopération internationale forte, cohérente et durable pour garantir un accompagnement digne, complet et centré sur les survivantes, et pour renforcer la résilience des femmes et des communautés affectées par les violences en République démocratique du Congo», a déclaré Hadja Lahbib, la commissaire européenne à la préparation de gestion des crises et à l’égalité.

Elle a fait savoir que cette visite a mis en lumière la cohérence et la complémentarité des appuis de l’UE en République démocratique du Congo, combinant réponse humanitaire d’urgence et soutien au développement en faveur d’une prise en charge holistique des survivantes de violences basées sur le genre (VBG).

Selon  elle, l’UE soutient le service de prise en charge des survivantes de violences sexuelles (SVS) de l’hôpital de Panzi depuis janvier 2004, entre mai 2016 et janvier 2022.

Mme Lahbib a fait savoir qu’un appui financier de l’UE a également permis la réinsertion socio-économique d’enfants et de professionnelles de sexe sorties des carrés miniers dans le territoire de Mwenga.

«Plus récemment, l’UE, a financé un nouveau projet à la Clinique Panzi de Kinshasa, mis en œuvre dans le cadre d’un consortium avec « Avocats sans frontières » (Belgique)», a-t-elle précisé

Ces échanges ont permis aux participantes de partager, sur une base volontaire, leurs parcours de prise en charge, les défis rencontrés en matière d’accès aux soins, à la justice et à la protection, ainsi que leurs perspectives de résilience et d’autonomisation.

Prise en charge holistique de plus de 2000 personnes     

Par ailleurs, 2.141 (Deux mille cent quarante et une) personnes, dont 841 survivants de violences basées sur le genre (VBG), soit 837 femmes et 4 hommes ont été prise en charge à la clinique « Panzi » de Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC), a-t-on appris jeudi, de source médicale.

« Sur le plan opérationnel, la Clinique Panzi de Kinshasa a assuré une prise en charge holistique à 2.141 personnes, dont 841 survivants des VBG (837 femmes et 4 hommes). Parmi elles, 442 femmes présentaient des pathologies gynécologiques opérables, notamment les fistules et prolapsus. 224 femmes ont déjà bénéficié d’une réparation chirurgicale, tandis que 218 restent en attente d’une intervention. 300 femmes ont été accompagnées par le pilier de la réinsertion socio-économique à l’issue de leur formation», a déclaré le Dr. Eddy Mugisho, médecin directeur de la clinique Panzi à Kinshasa.

Il a fait savoir que 2.843 femmes et adolescentes ont été sensibilisées à la santé sexuelle et reproductive (SSR), dont 1 573 femmes et 1 270 adolescentes.

«Plus de 450 survivant de violences sexuelles et personnes déplacées internes en lien avec les conflits armés de Kwamouth ont bénéficié d’une prise en charge holistique lors des missions de cliniques mobiles à N’sele», a dit le Dr. Mugisho, précisant que lors du carnage du 2 septembre à la Prison de Makala, les femmes victimes des violences sexuelles ont bénéficié d’une prise en charge médico-psychologique adaptée.

Le Dr Mugisho a fait cette présentation des activités de la fondation Panzi ainsi que des défis persistants liés à l’augmentation des besoins en soins et en protection à Kinshasa, dans le cadre de la visite d’une délégation de l’Union européenne (UE), dans cet établissement hospitalier.

Hadja Lahbib, commissaire européenne à la préparation de gestion des crises et à l’égalité a, a cours de cette visite, tenu un échange confidentiel en tête-à-tête avec trois survivantes, dont une des conflits armés dans l’Est du pays, une du conflit de Kwamouth et une autre du carnage du 2 septembre à la Prison centrale de Makala. ACP/C.L.

Fil d'actualités

Sur le même sujet