Kinshasa, 20 mars 2026 (ACP).- Une sensibilisation aux violences basées sur le genre (VBG) en milieu scolaire a été menée en faveur des élèves du cycle moyen et terminal ainsi que des enseignants d’une école, basée dans la commune de Masina, dans l’Est de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, lors d’une journée.
«Aujourd’hui, les élèves du cycle moyen et terminal ainsi que les enseignants du Collège Don Bosco, dans la commune de Masina, ont été sensibilisés sur les violences basées sur le genre en milieu scolaire. Une journée organisée par le Réseau d’Organisation et d’Éducation Civique d’Inspiration Chrétienne (RODHECIC), avec l’appui de Marie Stop International-RDC», a déclaré Symphorien Mansaka, chargé de suivi et évaluation au sein du Rodhecic.
Selon lui, cette activité visait à contribuer à la réduction des violences basées sur le genre en milieu scolaire et communautaire dans la ville de Kinshasa, afin d’améliorer le bien-être, la protection et l’avenir des enfants, adolescents et jeunes. Elle également a pour objectif de renforcer les connaissances des élèves et des enseignants sur les formes, les causes et les conséquences des violences basées sur le genre, ainsi que sur les droits des enfants et des femmes, a-t-il dit.
Le chargé de suivi a fait savoir qu’en milieu scolaire, ces violences prennent diverses formes, notamment le harcèlement et le chantage sexuels pour l’obtention de points, les moqueries et humiliations, la stigmatisation des filles enceintes ainsi que les agressions physiques ou verbales.
Ces violences ont des conséquences graves sur la santé mentale et physique des élèves, portent atteinte à leur dignité et entraînent souvent le décrochage scolaire, a-t-il souligné.
Par ailleurs, M. Mansake a fait savoir que de nombreux jeunes n’ont pas accès aux informations complètes et adaptées sur leurs droits, certaines notions liées aux violences ne sont pas suffisamment abordées dans les cours d’éducation à la vie.
Toutefois, il s’est réjoui de l’enthousiasme des élèves, qui ont posé plusieurs questions et manifesté un réel intérêt pour les thématiques développées.
De son côté, Bibiane Mamengi, de l’Association pour la promotion humaine, une ONG membre du Rodheci, a affirmé que cette initiative vise à accompagner les jeunes en leur fournissant des informations utiles pour prévenir les abus et adopter des comportements responsables.
Elle a insisté sur le fait que le choix porté sur les élèves se justifie par le rôle central de la jeunesse dans la construction de l’avenir, appelant les parents et encadreurs à s’impliquer davantage dans leur éducation et leur sensibilisation.
Il sied de rappeler que cette campagne de sensibilisation devra toucher plus de 1 000 élèves et 30 enseignants de trois établissements scolaires différents situés dans les communes de Masina, Ngaba et Mont-Ngafula.
ACP/C.L.

