Kinshasa, 06 août 2026 (ACP).- Un accoutrement décent a été recommandé aux jeunes filles comme moyen de prévention et de lutte contre les violences basées sur le genre (VBG), notamment les violences sexuelles, lors d’une réunion d’évaluation jeudi, à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC).
« Nos enfants sont exposés aux violences multiples, notamment les violences sexuelles. Il est question ici de conscientiser nos jeunes filles sur leur façon de se vêtir, car un accoutrement indécent peut les exposer aux abus sexuels », a déclaré Charlène Balilo, assistante sociale à la fondation « Ekunda ».
Elle a appelé les parents à contrôler l’accoutrement de leurs enfants, même les mineurs et à leur inculquer de bonnes valeurs vestimentaires promouvant la culture congolaise et africaine en général.
« La tolérance des parents détruit souvent les mœurs et expose les enfants à beaucoup de danger. Nous devons habiller nos enfants dans le respect de la culture congolaise. Une femme congolaise, c’est une femme de valeur qui, selon nos us et coutumes, doit se faire respecter par son accoutrement. Elle ne peut pas marcher dans les rues à moitié nue», a indiqué Mme Balilo, précisant qu’un suivi parfois insuffisant de la part des parents ou des institutions de garde quant aux repères moraux et culturels encourage cette perte des valeurs et de la pudeur traditionnelles. Elle a invité les éducateurs (parents, enseignants et gouvernement) au renforcement du respect des codes vestimentaires décents dans les écoles et les espaces publics.
En RDC, l’accoutrement jugé indécent chez les jeunes et les enfants suscite de vives préoccupations morales et éducatives. Ce phénomène se manifeste par des tenues trop courtes, moulantes ou suggestives, lors des sorties publiques, en milieu scolaire ou même lors de cérémonies pour de très jeunes enfants. ACP/Ka/Muk/YM

