Bandundu, 2 septembre 2026 (ACP).- Une vingtaine de femmes du Bandundu, chef-lieu de la province du Kwilu, dans le Sud-Ouest de la République démocratique du Congo (RDC), ont été sensibilisées aux violences basées sur le genre (VBG), au cours d’une séance organisée mercredi par une association des jeunes.
«Ces assises ont consisté à éveiller la conscience des participantes sur les différentes formes de VBG, leurs conséquences sur les victimes, les mécanismes de prévention et la prise en charge, mais également de les outiller afin de mieux préparer et protéger les enfants, particulièrement les jeunes filles, en cette période de rentrée scolaire où elles sont appelées à regagner le chemin de l’école», a déclaré Me Prosper Gata Matambu, président de l’association des jeunes responsables (Ajr).
«Notre objectif est de renforcer la vigilance des parents face à ces violences, car pendant cette période de la rentrée de classe, nus voulons que chaque mère puisse jouer pleinement son rôle dans la protection et l’encadrement de sa fille, aussi bien à la maison que sur le chemin et dans le milieu scolaire», a-t-il ajouté.
Me Matambu a indiqué que la lutte contre les VBG est une responsabilité collective. «A travers cette sensibilisation, nous voulons donner à nos mamans les connaissances nécessaires pour prévenir ces violences, protéger leurs enfants et surtout apprendre aux jeunes filles à reconnaître les situations à risque et à les dénoncer», a-t-il dit
Il a recommande à ces femmes de rester très vigilantes et de maintenir un dialogue permanent avec leurs enfants, surtout les jeunes filles.
Elles doivent les écouter, les conseiller et les sensibiliser sur les dangers liés aux VBG afin qu’elles puissent dénoncer rapidement toute situation suspecte.
Il a, par ailleurs, plaidé auprès des autorités locales pour qu’elles renforcent les mécanismes de prévention, de dénonciation et de prise en charge des victimes des VBG. Il souhaite également voir davantage des actions liées à la sensibilisation dans les quartiers et les milieux scolaires afin de mieux protéger les enfants et particulièrement les jeunes filles.
Les VBG se manifestent, notamment sous plusieurs formes, entre autres ; les violences physiques, sexuelles, psychologiques, économiques et domestiques et peuvent entraîner chez les victimes des conséquences graves, telles que des traumatismes physiques et psychologiques, la perte de confiance en soi, l’isolement social, les grossesses non désirées, les infections sexuellement transmissibles, voire la déscolarisation des jeunes filles.
D’où la nécessité de renforcer la sensibilisation, la prévention et la protection des victimes au sein de la communauté, a-t-il conclu.
ACP/ M/SKT/MUK/PN

