Kinshasa, 04 novembre 2025 (ACP).- La montée des femmes dans le domaine de la sculpture a été saluée mardi à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), par un artiste plastique, lors d’un entretien, dans le but de promouvoir les valeurs culturelles Congolaises.
«En Afrique, je ne peux pas dire ça, mais on assiste à une montée de la gente féminine en Europe, en Asie, en Australie. Cependant, l’année passée, nous avons eu beaucoup d’étudiantes. On se réveille vraiment», a déclaré Jean-Charles Luvatsungana, artiste sculpteur.
M. Luvatsungana, également enseignant à l’Académie des Beaux-Arts de Kinshasa, a reconnu que la sculpture «demande beaucoup d’énergie», tout en affirmant qu’une femme peut sculpter aussi bien qu’un homme, dès lors que les conditions sont réunies.
Selon lui, les femmes en République démocratique du Congo s’imposent progressivement dans un domaine longtemps perçu comme masculin.
«C’est une vocation. L’art n’est pas seulement la sculpture ou la peinture. Les femmes ont aussi leur place dans la direction et l’éducation artistiques, la restauration et la conservation», a-t-il ajouté, appelant à diversifier la présence féminine dans les disciplines artistiques.
Par ailleurs, l’artiste a insisté sur la nécessité d’une prise d’initiatives locales en matière de création.
«On entend toujours des histoires qui viennent d’ailleurs, mais on ne fait pas assez pour nous-mêmes. Si chacun suivait son âme et son cœur, les choses changeraient», a-t-il dit, avant de souligner que la promotion de la femme artiste constitue un levier essentiel pour renouveler la scène des arts plastiques en RDC.
La sculpture en RDC est confrontée à des défis majeurs tels que le manque de soutien étatique, la détérioration des collections muséales et des problèmes de gestion et d’infrastructure. La restitution des œuvres pillées pendant la période coloniale est une autre étape cruciale pour l’enrichissement du patrimoine congolais.
ACP/ODM

