Les participants à la conférence
Kinshasa, 29 mai 2026 (ACP).- L’analyse des mécanismes mises en place en République démocratique du Congo (RDC) pour la promotion et la sensibilisation à la défense des droits de femmes a fait l’objet des échanges, lors d’une conférence sur le leadership féminin, jeudi à Kinshasa, capitale du pays.
« Cette conférence était placée sous le thème : ‘‘Justice et action collective pour un leadership féminin d’impact en RDC’’. L’idée était d’analyser les mécanismes mises en place par l’Etat congolais, mais aussi par nous, acteurs de la société civile, pour promouvoir et sensibiliser la défense des droits des femmes en RDC », a déclaré Tahirih Susanne, présidente de la structure «Kiongozi wa Thamani asbl ».
« Nous poursuivrons avec les descentes sur terrain, dans tout les coins de la ville afin de sensibiliser les femmes, ainsi que les hommes sur la quintessence des droits de femmes pour aider les femmes à connaître pleinement leurs droits », a-t-elle ajouté.
De son côté, Silvain Mabika, représentante de l’ONU-femmes a relevé la participation effective des femmes médiatrices au dialogue de paix en RDC, parmi les priorités d’action pour relever leurs défis.
«Face aux défis que font face les femmes médiatrices en République démocratique du Congo , l’ONU-femmes estiment qu’il est nécessaire d’agir autour de cinq priorités , reconnaître officiellement les rôles des femmes médiatrices dans le mécanisme locaux , provinciaux , nationaux de paix ; La participation effective des femmes médiatrices dans le cadre formel de dialogue , de concertation, de négociations et de suivi des accords de paix », a-t-il dit.
« Renforcer leur capacité technique, en technique de médiation, de négociation, en analyse de conflit et de prévention de violences basées sur le genre; la protection des femmes médiatrices et le financement des réseaux de femmes médiatrices », a renchéri le représentant d’ONU-femmes.
M. Mabika a cité les défis que font face les femmes médiatrices en RDC, entre autres : les ressources limitées, l’insécurité et les normes sociales.
« Malgré leurs contributions, les femmes médiatrices font face à plusieurs obstacles, notamment la faible reconnaissance institutionnelle, les ressources limitées, l’insécurité, les normes sociales qui sont parfois discriminatoires, les faibles accès aux espaces formels de négociations et le manque d’accompagnement technique et financier », a-t-elle expliqué.
Le renforcement du leadership féminin préconisé pour une bonne gouvernance
Denise Vila, bourgmestre adjointe de la commune de Lingwala a, pour sa part, préconisé le renforcement du leadership féminin local comme piste d’action concrète pour la gouvernance locale en RDC.
«Il faut renforcer le leadership féminin local, former les femmes en gouvernance, en finance publique et leadership, structurer les réseaux féminins comme la ligue des femmes au sein de parti politique, encourager le mentorat entre les femmes leaders, intégrer systématiquement le genre dans les budgets locaux », a-t-elle indiqué.
Selon elle, la gouvernance locale constitue un pilier essentiel du gouvernement à la base dans la décentralisation.
«Le leadership féminin n’est pas seulement une question d’équité, mais un facteur de performance de la gouvernance locale là où il y a les femmes, les politiques sont positives, plus durables et mieux adaptées aux besoins de population », a relevé Mme. Vila. Elle a rappelé les rôles du leadership féminin dans la gouvernance locale, entre autres : la promotion de l’inclusion sociale, la défense des droits des femmes et des enfants, la gestion participative et proche de la société ainsi que le renforcement de la paix et du dialogue local. ACP/

