Les abus sexuels contre les mineurs et les adultes vulnérables évoqués à Lubumbashi

Lubumbashi, 21 juillet 2026 (ACP).- Les abus sexuels contre les mineurs et les adultes vulnérables ont été évoqués mardi à Lubumbashi, dans le Sud-est de la République démocratique du Congo (RDC), lors d’un atelier de partage d’expériences pour la prise de conscience des victimes face à l’ampleur des VBG.

«Cet atelier de partage d’expériences sur les abus sexuels contre les mineurs et les adultes vulnérables a pour but d’éveiller la prise de conscience collective et individuelle des victimes face à l’ampleur des violences basées sur le genre, de poursuivre la lutte contre les abus sexuels visant ces catégories vulnérables et de prendre des mesures pour y remédier », a déclaré Ghislain Kabamba, chef de la délégation du CADICEC.

« Il est nécessaire d’installer un bureau de signalement au sein de l’église afin de centraliser les informations sur les cas d’abus sexuels, et d’œuvrer en collaboration avec les services de l’État et la société civile chargés de l’accompagnement des victimes de VBG », a-t-il ajouté.

Selon lui, les agresseurs sont souvent des personnes connues des victimes, notamment des guides spirituels dont la mission est de sauver les âmes.

« Nous avons l’obligation d’accompagner non seulement la victime pour l’aider à trouver des solutions à ses problèmes, mais aussi l’auteur afin qu’il reconnaisse ses torts, prenne conscience de ses actes, y renonce et se convertisse », a-t-il dit.

Kabamba a invité les clercs et les responsables d’églises à ne pas imposer d’arrangements à l’auteur des faits, même si un membre supérieur de l’institution est impliqué, et à promouvoir la liberté d’expression pour permettre à toutes les victimes de VBG de se confier librement.

Il a insisté sur la nécessité d’un comportement empreint de confidentialité pour ne pas exposer la victime ni divulguer son histoire.

Il a rappelé l’importance d’une prise en charge globale des victimes : fournir un soutien psychologique et médical, assurer la protection juridique et sociale, et coordonner les actions entre l’Église, les services publics et les organisations de la société civile. Des mécanismes clairs de signalement, de suivi et de sanction doivent être établis pour restaurer la confiance et prévenir la répétition des faits.

De son côté, la vice-présidente de la commission diocésaine Justice et Paix, Jeannine  Kazadi,  a encouragé des sessions de formation régulières pour les clercs et les acteurs communautaires afin de renforcer la prévention et la détection précoce des abus.

Placé sous le thème « Les mécanismes de gestion des plaintes relatives aux abus sexuels sur mineurs et adultes vulnérables au sein de l’archidiocèse de Lubumbashi », cet atelier a été organisé par la commission diocésaine Justice et Paix, en collaboration avec la Conférence des supérieurs majeurs du Katanga (COSUMA) et le Centre chrétien d’action pour cadre et dirigeant d’entreprise (CADICEC), à l’intention des responsables des structures œuvrant dans la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG). ACP/B/MUD/MN

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