Rome 3 avril 2026 (ACP).- Les violences gynécologues et obstétricales constituent un enjeu pour le développement de la femme au monde et plus particulièrement celle congolaise.
En République démocratique du Congo (RDC), une vidéo insoutenable publié depuis le 26 mars dernier, a fait le tour des réseaux sociaux. On y voit une femme nue, venant tout juste d’accoucher, violemment frappée par un médecin dans un hôpital général à Kinkole, dans la commune de la N’sele, à Kinshasa la capitale.
Ces images, choquantes, ont suscité émotion, colère et indignation.
La scène, filmée dans un moment de grande vulnérabilité pour la patiente, a relancé le débat sur les violences obstétricales et sur le respect de la dignité des femmes auprès de la Première Dame, Denise Nyakeru Tshisekedi , dans les structures de santé en RDC et voire même dans les organisations féminines.
Le médecin mis en cause a été interpellé et fait désormais l’objet d’une procédure disciplinaire et judiciaire. La femme mérite un bon encadrementvlots de son accouchement, elle ne mérite pas de la maltraitance.
Des femmes congolaises n’ en parlent pas, or elles sont victimes.
La nudité de la femme n’est pas à exposer au monde. Posons- nous cette question ? Est- il permis au médecin et aux sages femmes de frapper la femme lors de son travail et surtout les primapares?
Ma réponse est Non et Non. Juste un encadrement et accompagnement
Face à elle, un médecin identifié et pasteur en plus au nom de Dr David B. lui assène plusieurs gifles tout en lui ordonnant de rester immobile afin de recevoir des soins post-partum.
L’Agence congolaise de presse (ACP) a eu à réaliser une enquête à travers une association des femmes à Kinshasa se rapportant aux femmes enceintes victimes de ces violences obstétricales et gynécologues. Elles préfèrent se taire plutôt que de dénoncer cette pratique qui fragilise leur développement.
Une journaliste a, aussi été victime et son courage a fait d’elle , vainqueure face à cette situation en accusant le médecin auprès des autorités de l’hôpital . Le médecin a été sanctionné.
Pour en finir ,les femmes, journalistes, mères, activistes des droits des femmes, doivent mener des campagnes de sensibilisation , de lobbying à travers des affiches, dans les rues, églises, hôpitaux, communes et écoles.
D’ anciennes sages-femmes traitaient correctement leurs patientes.
Aujourd’hui, on recourt à la torture pour faire accoucher les futures mères.
Aux femmes de se mobiliser pour obtenir une loi portant protection de la femme contre les violences obstétricales et gynécologues en RDC. Cela est possible.
ACP/C.L.

