L’intégration de la culture dans le processus de paix plaidé à Matadi

Matadi, 24 septembre 2025 (ACP).- L’intégration de la culture, particulièrement la coiffure traditionnelle, dans la promotion de la paix a fait l’objet d’un plaidoyer mercredi, à Matadi, chef-lieu du Kongo central, dans le sud-ouest de la République démocratique du Congo (RDC), lors de la clôture d’une formation en faveur des filles désœuvrées.

« Je plaide auprès des autorités pour l’intégration de la culture, notamment la coiffure traditionnelle africaine dans les politiques de promotion de la paix, en encourageant les initiatives locales qui valorisent le patrimoine immatériel africain porté par les femmes », a déclaré Princesse Lusandisa, coordonnatrice de Mwasi Uzar’Art.

« Chaque coiffure africaine porte une histoire, un symbole et une mémoire collective transmise de génération en génération. D’où l’importance de faire de la culture un outil d’émancipation et d’autonomisation pour les jeunes filles, souvent exposées à la perte de repères face aux modèles imposés par l’extérieur », a-t-elle ajouté.

Mme Lusandisa a fait savoir que la coiffure africaine, au-delà de son esthétique, est un acte de résistance et un geste de paix. Elle permet à la jeune fille de s’affirmer dans sa dignité, sa beauté propre et ses valeurs.

Placée sous le thème : « Valorisation de la coiffure traditionnelle africaine », cette formation a été initié par l’ONG de Mwasi Uzar’Art du 17 au 24 septembre 2025. Plus d’une dizaine de jeunes filles ont pris part à cette formation gratuite pour leur autonomisation. Mwasi Uzur’art œuvre depuis plusieurs années à la formation des jeunes filles dans les métiers culturels, en particulier la coiffure, comme moyen d’autonomisation et d’affirmation identitaire. 

ACP/C.L.

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