Lualaba : la femme africaine présentée comme première actrice de la cohésion sociale

Kolwezi, 19 mars 2026 (ACP).-  La femme africaine a été présentée comme première actrice de la transmission des valeurs et la principale médiatrice de la cohésion sociale, à l’ouverture mercredi, de la 2ème Semaine panafricaine organisée à Kolwezi, au Lualaba, dans le Sud-Est de la République démocratique du Congo).

«La femme africaine est la première actrice de la transmission des valeurs et la principale médiatrice de la cohésion sociale. La femme est moteur de paix et de cohésion », a déclaré Marie-Louise Musenga, directrice provinciale de la Fonction publique.

La directrice provinciale a plaidé pour une reconnaissance accrue du rôle de la femme dans la stabilité régionale, ainsi que pour une plus grande participation féminine aux instances décisionnelles.

« Le pouvoir africain est aussi féminin. Les femmes n’ont jamais été à l’origine des guerres, mais elles en subissent les conséquences. Il est temps de reconnaître leur rôle dans la construction de la paix », a-t-elle ajouté, indiquant que dans les conflits, elle subit les violences et injustices.

Elle a également souligné que la paix durable passe par la reconnaissance de leur rôle moteur, tout en indiquant que la femme, en tant que « mère éducatrice » et « pilier de la stabilité », est essentielle.

Intervenant sur le thème : « L’Afrique face aux défis du développement et du néocolonialisme », Matthieu Kazembe Swana, ministre provincial du Budget a dénoncé le paradoxe d’un continent riche en ressources mais toujours sous-développé.

« Depuis les indépendances, l’Afrique a conquis son indépendance politique, mais peine encore à asseoir son indépendance économique », a-t-il déclaré.

Face aux défis du développement, le ministre a mis en lumière le paradoxe africain : un continent riche en ressources, à l’instar de la RDC, mais toujours confronté à la pauvreté.

« Sur les dix produits stratégiques dont le monde a besoin, sept se trouvent en RDC. Pourtant, nous restons parmi les pays les moins développés. Cela s’explique par le néocolonialisme et le déficit de maîtrise scientifique », a-t-il expliqué, tout en comparant l’Afrique à « un homme tiré en arrière par une corde ».

M. Kazembe a appelé à « couper cette corde » et à repenser le modèle de développement africain tout en maintenant des partenariats internationaux.

« Nous avons la matière première que d’autres viennent chercher chez nous. Ce qui nous manque, c’est la maîtrise de la science et la capacité à créer nos propres solutions », a-t-il insisté.

Cet événement de haut niveau, qui se tient jusqu’au 21 mars au Lualaba, est dédié à la dignité, au développement et à l’unité africaine.

ACP/C.L.

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