Matadi : plus de 60 femmes enceintes sensibilisées à l’enregistrement des naissances à l’état-civil

Matadi, 13 nov. 2025 (ACP).- Plus de 60 femmes enceintes ainsi que des filles-mères de Matadi, chef-lieu de la province du Kongo Central, dans le sud-ouest de la République démocratique du Congo, ont été sensibilisées mercredi à l’enregistrement des naissances à l’état civil, lors d’une campagne visant à promouvoir le droit à l’acte de naissance pour chaque enfant,  « Nous sommes ici pour informer et encourager chaque future mère à enregistrer la naissance de son enfant. L’acte de naissance est le premier document officiel qui garantit l’existence légale de l’enfant et lui ouvre les portes à tous ses droits, notamment à l’éducation, à la santé et à la protection sociale », a déclaré Fortunat Lumbu, team leader de la communauté U-report Matadi, organisateur de cette campagne. Selon M. Lumbu, l’inscription des enfants à l’état civil reste encore insuffisante dans la province, surtout dans les zones rurales et périurbaines.

Il a indiqué que la campagne cible spécifiquement les femmes enceintes et les filles-mères, souvent les plus vulnérables, afin de les sensibiliser à l’importance de l’enregistrement précoce et aux démarches à suivre auprès des bureaux de l’état civil dans les 90 jours suivant la naissance. Cette campagne est menée dans plusieurs hôpitaux, centres de santé et aires de santé, dans le cadre des efforts du gouvernement congolais pour garantir l’accès aux droits civils fondamentaux à tous les enfants, conformément à la loi n°04/024 du 12 novembre 2004 relative à l’état civil en République démocratique du Congo, a-t-il indiqué. Et d’ajouter : « Avant cette sensibilisation, je ne savais pas qu’il était obligatoire d’avoir un acte de naissance pour mon futur bébé. Maintenant, je comprends que c’est essentiel pour son avenir et je compte me rendre au bureau de l’état civil dès la naissance », a confié Marie Kambale, une femme enceinte, lors de cette sensibilisation. L’enregistrement de naissance constitue un levier crucial pour la protection des droits de l’enfant en RDC. En plus de faciliter l’accès aux services sociaux, il permet de lutter contre l’apatridie et d’assurer une meilleure planification de l’État dans les domaines de la santé, de l’éducation et du développement, a-t-on rappelé.ACP/

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