Goma, 02 août 2024 (ACP).- La nécessité d’associer les femmes aux tâches de reproduction et non seulement à celles de production, a été recommandée vendredi, par une experte en genre, à Goma, Est de la République démocratique du Congo, lors d’un entretien avec l’ACP.
« Nous savons que les femmes ont longtemps été associées aux tâches de reproduction et non à celles de production. Le ménage, subvenir aux besoins de la famille, les soins aux malades, ainsi de suite, sont des tâches gratuites et considérées comme banales. Tandis que l’homme est dans la production, il est plutôt dans les tâches rémunératrices », a déclaré, Masemo Zaina Blandine, experte en genre et développement.
« Tandis que l’homme est dans la production, dans les tâches rémunératrices. Mais la femme, dans tout ce qu’elle fait, elle n’est pas rémunérée», a-t-elle ajouté.
Mme Masemo Zaina a indiqué que les femmes ont longtemps été considérées comme une seconde catégorie.
« C’est celle-là qui, à côté de l’homme reste invisible. C’est l’exemple même dans nos administrations. Quand nous voyons la participation féminine dans les différentes organisations, nous voyons que c’est la même logique qu’on essaie de reprendre. A l’instar de nos administrations dans la province du Nord-Kivu, précisément dans la ville de Goma, les fonctions de prise des décisions sont occupées par les hommes. D’où, la non représentativité des femmes dans les sphères décisionnels », a relevé Zaina, avant de renchérir que « les femmes sont souvent des secrétaires, des protocoles et des clinears ».
S’agissant de la représentativité des femmes au sein des institutions étatiques au Nord-Kivu, Mme Masemo Zaina, a fait savoir que la situation semble un peu s’améliorer, bien qu’on puisse assister à certains clichés sexistes. Dans les clichés sexistes, nous avons constaté que la division provinciale du genre est dirigée par une femme, c’est comme si le poste du genre est réservé aux femmes. Et sur le plan de l’économie, pourquoi ne pas mettre une femme ?
Elle a, par ailleurs relevé quelques défis majeurs liés à la non représentativité des femmes aux postes de décision dans des institutions, entre autres, la peur d’affronter certaines contraintes car, l’homme a souvent considéré la femme comme une seconde catégorie.
Toutefois, je me réjouis de voir que les femmes commencent à mettre un pas vers l’avant, « c’est une situation que j’ai décrit énormément. Ainsi, j’appelle mes paires à vendre leurs compétences. Elles doivent éveiller leur conscience afin qu’elles soient prise à leur juste valeur.
ACP/ODM

