Pré éclampsie : un suivi prénatal régulier recommandé aux femmes enceintes pour éviter les risques

Kinshasa, 19 février 2025 (ACP).- Un suivi prénatal régulier a été recommandé aux femmes enceintes pour éviter les risques liés à la pré éclampsie, lors des échanges dans une tribune des femmes jeudi, à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC), axés sur le thème : Quand la grossesse devient un risque : comprendre la pré éclampsie.

« La grossesse est censée être un moment de joie (…) mais parfois, un danger invisible s’installe sans bruit : la pré éclampsie.

Cette complication, marquée par une tension élevée et des atteintes d’organes, peut provoquer des AVC, des convulsions, des hémorragies (…) et mettre en danger le bébé. Pourtant, avec un suivi prénatal régulier, une bonne information et un entourage attentif, beaucoup de drames peuvent être évités », a le Dr Joëlle Tshitungi, activiste engagée pour les droits des femmes et des jeunes filles en santé sexuelle reproductive (SSR).

« La pré éclampsie peut toucher une femme qui se sent pourtant « presque bien ». Elle se caractérise souvent par des maux de tête, gonflements, troubles de la vue (…), autant de signes trop souvent banalisés », a-t-elle ajouté, avant d’évoquer l’importance de comprendre cette maladie dite silencieuse.

« Donner la vie ne peut pas encore coûter la vie de la mère. Il est important de comprendre les symptômes de cette maladie dite silencieuse, mais qui est le plus à risque. En RDC, tant de femmes ignorent les signes d’alerte. C’est pourquoi, il est important de savoir comment agir dès le début de la grossesse pour éviter le pire, car en RDC les patientes arrivent souvent trop tard », a dit le Dr. Tshitungi.

Elle a insisté sur l’urgence d’informer les femmes, particulièrement les futures mères, sur cette maladie afin de les intégrer dans la lutte. Ceci contribuera à réduire la mortalité de en RDC.

« Ce n’est pas la science qui manque, ce sont l’accès aux soins, l’anticipation et l’information. Nous devons informer les femmes, surtout les femmes enceintes, pendant les consultations prénatales, pour éviter les risques. Elles doivent connaître les signes d’alerte ainsi que l’attitude à adopter », a-t-elle dit.

La gestion de la pré éclampsie reste un défi de santé publique en RDC, nécessitant un suivi prénatal de qualité pour détecter précocement les signes de gravité. Les complications fœtales sont dominées par la prématurité (48,5 %) et le retard de croissance intra-utérin (RCIU). Les directives nationales, basées sur les recommandations de l’OMS, mettent l’accent sur le dépistage précoce, la gestion de la tension artérielle (HTA) et l’accouchement comme seul traitement définitif. ACP/C.L.

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