Kinshasa, 17 juin 2026 (ACP).- L’accès à l’eau potable, à l’assainissement et à l’hygiène a été présentée comme un droit fondamental pour chaque enfant et une manière de prévenir les violences basées sur le genre (VBG), lors d’une sensibilisation mercredi à Mbuji-Mayi, au Kasaï Oriental, dans le centre de la République démocratique du Congo (RDC).
« L’accès à l’eau potable, à l’assainissement et à l’hygiène n’est pas un privilège. C’est un droit humain fondamental. Pourtant, des millions d’enfants continuent d’être privés de ce droit essentiel. La situation est encore plus préoccupante lorsque la recherche de l’eau expose les enfants, particulièrement les filles, à diverses formes de VBG, d’exploitation et d’abus sexuels (EAS) », a déclaré Carlin Vese, expert en développement communautaire au sein de l’Association pour le bien-être familial et naissance désirable (Abef-ND).
« Dans de nombreuses communautés affectées par les conflits armés, les catastrophes ou l’extrême pauvreté, les enfants parcourent parfois plusieurs kilomètres pour chercher de l’eau. Trop souvent, cette eau est insalubre et dangereuse pour leur santé, soulignant que ces réalités constituent une grave violation des droits fondamentaux de l’enfant », a-t-il ajouté.

M. Vese, sociologue et ambassadeur de la masculinité positive a appelé le gouvernement à investir davantage dans l’accès à l’eau potable, à l’assainissement et à l’hygiène pour protéger les enfants face aux abus sexuels et aux maladies hydriques.
« J’appelle les gouvernements du monde entier, particulièrement celui de la RDC à investir davantage dans l’accès universel à l’eau potable, à l’assainissement et à l’hygiène pour garantir la sécurité à chaque enfant. C’est un moyen de prévenir les abus sexuels et les maladies hydriques », a-t-il dit.
« Ensemble, bâtissons un monde où chaque enfant a accès à l’eau potable, à l’hygiène, à la protection, à l’éducation et à l’amour. Parce qu’aucun enfant ne devrait avoir à choisir entre sa sécurité et son droit à l’eau. Parce qu’aucun enfant ne devrait voir son espoir s’arrêter à cause de la guerre. Parce que chaque enfant mérite de grandir dans la dignité », a-t-il renchéri.
Selon le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (Unicef), plus de 370 millions de filles et de femmes, soit environ une sur huit, ont subi un viol ou une agression sexuelle avant l’âge de 18 ans. Les enfants vivant dans les zones de conflit sont particulièrement vulnérables.
L’Unicef estime qu’environ 473 millions d’enfants, soit près d’un enfant sur cinq dans le monde, vivent aujourd’hui dans des contextes marqués par les conflits armés.
En RDC, les conflits récurrents, les déplacements de populations et les inégalités sociales continuent d’affecter lourdement l’accès à l’eau potable, à l’assainissement, à l’éducation et à la protection de l’enfance. Beaucoup d’enfants ont vu leurs rêves s’interrompre brutalement à cause de la guerre.
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