Kinshasa, 1er février 2026 (ACP).- La promotion de dix (10) femmes au grade de secrétaire générale au sein de l’administration publique, a été qualifiée d’avancée majeure vers l’inclusion, par un acteur social, lors d’un entretien dimanche à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC).
« La nomination de dix femmes secrétaires générales sur un total de soixante-neuf (69) postes au sein de la Fonction publique, constitue une reconnaissance de leurs compétences et de leur expertise, renforçant ainsi la légitimité de la femme dans l’administration. Il s’agit d’une avancée certes timide, mais significative, qui nécessite des mesures d’accompagnement afin d’en assurer un impact durable », a déclaré Adelard Ikasa Apangwa, coordonnateur de l’ASBL Les Amis de Maman Liliane Bemba (AMLB).
Il a souligné que l’égalité entre les hommes et les femmes ne se décrète pas uniquement par des textes ou des discours, mais se matérialise à travers des actes concrets, notamment la nomination des femmes à des postes stratégiques de décision. Selon lui, chaque progrès, aussi modeste soit-il, doit être consolidé pour aboutir à une parité réelle et incontestable.
« L’égalité nécessite des faits, tels que les nominations et les promotions, et non de simples promesses. Chaque avancée doit être protégée et renforcée, car la parité se construit progressivement, à travers des décisions successives », a-t-il ajouté, tout en reconnaissant que l’atteinte d’une parité effective demeure encore lointaine. M. Ikasa a, par ailleurs, estimé que la promotion de ces dix femmes témoigne d’une volonté de l’État de valoriser le mérite et l’expertise féminine à des niveaux élevés de prise de décision. Cette réforme s’inscrit dans la vision du gouvernement visant la modernisation de l’appareil administratif et la promotion de l’égalité des chances, conformément à l’article 14 de la Constitution de la République démocratique du Congo relatif à la parité. ACP/C.L

