Kinshasa, 11 octobre 2026, (ACP).- Un appel à la responsabilité collective pour la protection de la jeune fille, a été lancé dimanche à Kinshasa en République démocratique du Congo (RDC), lors de la célébration de la Journée internationale de la jeune fille célébrée annuellement le 11 octobre.
«Aujourd’hui, nous ne sommes pas réunis uniquement pour célébrer la jeune fille, mais aussi pour rappeler une responsabilité collective. Aucune fille ne devrait avoir à choisir entre son enfance et son avenir», a déclaré Éminence Bakumbana, représentante de la société civile.
« Le thème de cette journée nous interpelle sur une réalité préoccupante, le mariage d’enfants qui compromet encore l’éducation, la santé, la sécurité et l’avenir de nombreuses jeunes filles, notamment en République démocratique du Congo » , a-t-elle ajouté.
Mme Bakumbana a évoqué les éléments qui ont pu et continu d’aider à la prolongation résistante à cette situation.
«La pauvreté, certaines normes socioculturelles discriminatoires, les inégalités entre les filles et les garçons ainsi que les difficultés d’accès à une éducation de qualité peuvent contribuer à la persistance de cette pratique » a-t-elle dit.
Elle a indiqué qu’aucune difficulté économique ni aucune pression sociale ne devrait justifier la privation des droits fondamentaux d’une enfant.
Selon elle, protéger la jeune fille, ce n’est pas combattre nos traditions, c’est faire le choix de celles qui préservent la dignité humaine et préparent un avenir meilleur.
« Les jeunes filles ne doivent pas être uniquement les bénéficiaires de nos programmes, mais aussi les actrices de leurs conceptions et de leurs mises en œuvre. Nous ne devons pas seulement parler au nom des filles, nous devons aussi leur donner les moyens de faire entendre leur propre voix», a-t-elle insisté.
La représentante de la société civile a réaffirmé son engagement à travailler avec toutes les parties prenantes pour faire de la protection des droits des filles une réalité.
« Faisons de l’éducation une priorité, de la protection une obligation, de l’autonomisation un investissement et de la participation des filles une exigence», a-t-elle conclu.
Le 19 décembre 2011, l’Assemblée générale des Nations unies a déclaré dans la résolution 66/170 le 11 octobre Journée internationale de la fille, afin de reconnaître les droits des filles et les obstacles particuliers auxquels elles se heurtent de par le monde.
ACP/ Aos/ Tshim/ Kik/MN

