Kinshasa, 15 septembre 2026 (ACP).- L’apport de la masculinité positive dans les actes des premiers secours a été expliqué aux acteurs sociaux, dans une formation mardi, à Mbuji-Mayi, au Kasaï Oriental, dans le centre de la République démocratique du Congo (RDC), en marge de la Journée internationale des premiers secours.
«La masculinité positive nous apprend alors à secourir sans discrimination. Une personne migrante, réfugiée, déplacée, qu’elle soit une femme, un homme, un enfant, une personne âgée ou une personne vivant avec un handicap peut avoir besoin d’assistance » a déclaré Carlin Vese, ambassadeur de la masculinité positive.
« Face à une personne blessée, malade, désorientée, épuisée ou en détresse, l’homme engagé ne demande pas : « Est-ce à moi de m’en occuper ? » Il se demande plutôt : « Que puis-je faire, dans les limites de mes compétences, pour protéger cette personne et l’aider à accéder rapidement aux soins appropriés ?», a-t-il ajouté.
M. Vese a précisé que dans cette dynamique humanitaire, une question mérite d’être posée : quelle place la masculinité positive peut-elle occuper dans les actes de premiers secours ? La masculinité positive passe de la puissance à la responsabilité. Elle nous invite à repenser certaines représentations traditionnelles de l’homme, précisant qu’être un homme ne signifie pas nécessairement être celui qui domine, qui impose sa force ou qui refuse de montrer ses émotions.
« Être un homme positif, c’est aussi être capable de protéger sans dominer, d’aider sans humilier, d’écouter sans juger et de servir sans attendre de récompense », a relevé M. Vese.
Selon lui, porter secours constitue une preuve de courage.
«Dans certaines représentations sociales, demander de l’aide ou prendre soin d’une autre personne est parfois considéré comme une attitude féminine ou comme un signe de faiblesse. La masculinité positive déconstruit cette croyance. Le véritable courage masculin n’est pas seulement la capacité à affronter un danger ; c’est aussi la capacité à prendre soin de la vie», a dit cet ambassadeur de la masculinité positive.
« Un homme qui apprend les premiers secours développe des compétences utiles à sa famille, à son lieu de travail, à son quartier, à son école et à sa communauté. Il devient ainsi un acteur de protection et de résilience communautaire », a-t-il renchéri.
M. Vese a fait savoir que la masculinité positive place l’être humain au-dessus des préjugés, etant donné que les situations d’urgence ne choisissent ni le sexe, ni l’âge, ni l’origine, ni la nationalité.
Il a affirmé que les premiers secours constituent un terrain concret d’expression de la masculinité positive ou responsable.
Chaque année, le deuxième samedi du mois de septembre est consacré à la Journée mondiale des premiers secours, une occasion de rappeler que chacun peut apprendre des gestes et des attitudes permettant d’agir face à une urgence. Placée sous le thème : « Porter secours, c’est choisir de protéger la vie plutôt que de rester spectateur », en 2026, cette journée met particulièrement l’accent sur les premiers secours dans les contextes de migration, en attirant l’attention sur les personnes qui se déplacent et peuvent rencontrer des situations de grande vulnérabilité.ACP/Kal/Kis/Mwana/YM

