RDC : le rôle de la femme dans l’éducation évoqué à Kinshasa

Kinshasa, 26 janvier 2026 (ACP).- Le rôle de la femme dans l’éducation a été évoqué à N’sele, dans l’Est de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), lors d’une journée d’échange organisée, lundi, en marge de la Journée internationale de l’éducation, célébrée le 24 janvier de chaque année. « Nos échanges avec les femmes de la N’sele ont porté sur le thème principal de cette rencontre : le rôle de la femme dans l’éducation. Ensemble, nous avons identifié les manquements à corriger pour bâtir un Congo fort, uni et prospère. Cette écoute directe nous permet de mieux comprendre les réalités du terrain afin d’y apporter des solutions concrètes », a déclaré Keren Makamu, coordonnatrice de l’ASBL « Action pour le développement humanitaire ».

Selon elle, la femme congolaise, en général, n’accomplit pas effectivement son rôle d’éducatrice. Elle baigne de plus en plus dans les antivaleurs, que ce soit dans les quartiers, au service ou ailleurs. Ce n’était pas le cas autrefois, et les enfants lui emboîtent le pas.

Abordant le sous-thème : « Les femmes pointées du doigt en matière d’éducation« , Mme Makamu a fait savoir que, dans les services de l’État, les femmes se distinguent, notamment par le manque de motivation, les retards, l’absentéisme, les permissions abusives, les causeries prolongées aux heures de travail et la transformation du milieu professionnel en lieu de commerce.

« Dans les écoles publiques, les femmes enseignantes sont aussi impliquées dans le trafic des notes et la corruption, alors que la femme et l’enseignante ont le devoir et la mission d’éduquer, de corriger et d’inculquer le savoir-vivre », a-t-elle ajouté.

Et de renchérir : « La femme congolaise se considère parfois inférieure à l’homme et continue de jouer les seconds rôles. Elle est peu présente dans la sphère politique et administrative, contrairement à celle d’hier qui, bien qu’analphabète, était battante et a su éduquer, soutenir et accompagner ses enfants dans leur évolution et leur scolarité ». « La femme congolaise ne s’intéresse pas aux petits métiers et pratique de moins en moins l’agriculture de proximité, pourtant d’une grande importance pour la famille et la société », a-t-elle fait remarquer.

En outre, cette actrice sociale a invité les femmes à relever les défis liés à l’éducation des enfants pour lutter contre les antivaleurs et favoriser l’émergence du pays.

« Les femmes doivent prendre conscience de leur rôle et de leur mission dans la société. Elles sont dans l’obligation de chercher leur autonomie, afin de contribuer à l’épanouissement de l’enfant, notamment en lui inculquant des valeurs morales, d’être de véritables partenaires pour l’homme, et d’œuvrer pour l’édification de la conscience nationale et le développement du pays », a-t-elle conclu. ACP/

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