Kinshasa, 3 juin 2026 (ACP).- La participation des femmes dans le débat publique a été encouragée pour renforcer la protection de leurs droits et pérenniser les avancées en matière du leadership féminin en République démocratique du Congo (RDC), lors des échanges mercredi à Kinshasa, dans une tribune.
« Lorsque les femmes sont absentes des grands débats, d’autres décident à leur place. Et ce sont rarement les absents qui écrivent les règles. Votre place est dans le débat publique est importante, car elle permet de renforcer la protection de leurs droits et de pérenniser les acquis en matière du leadership féminin », a déclaré Kikina Mungul Diaka, initiatrice de «Coup de gueule de la femme ».
« Depuis quelques jours, tout le monde parle de référendum, les politiciens, les experts et les médias. Mais où sont les femmes dans cette discussion ? », a-t-elle ajouté.
Mme Mungul Diaka a fait savoir que chaque fois qu’une nation redéfinit ses règles, les droits peuvent avancer ou reculer. Or, les acquis des femmes congolaises n’ont jamais été offerts gratuitement.
« Les acquis en matière de droit à l’éducation, à la participation à la vie publique, à la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG) et à l’autonomisation économique des femmes sont les fruits de longues années de combat. C’est pourquoi les femmes ne peuvent pas rester spectatrices face aux débats publics », a-t-elle indiqué.
Selon elle, il ne s’agit pas de soutenir ou de rejeter une réforme, il s’agit de comprendre, de s’informer, de questionner et de participer.
L’initiatrice de « Coup de gueule de la femme » a précisé qu’il est important de poser de bonnes questions pour que les droits des femmes soient protégés, les jeunes filles obtiennent plus d’opportunités demain et que les mécanismes de protection des femmes soient renforcés pendant ces débats publics.
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