RDC : les femmes journalistes formées à lutter contre le cyber harcèlement

Kinshasa, 16 septembre 2026 (ACP).- Les femmes journalistes issus de différents médias, ont été formées mercredi, à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC) à lutter contre le cyber harcèlement, lors d’une séance axée sur les stratégies de prévention et de lutte contre le cyber harcèlement.

«Les femmes journalistes jouent un rôle essentiel dans notre société. Elles contribuent à informer, à sensibiliser et à donner une voie à celles et ceux qui n’en ont pas toujours. Pourtant dans l’exercice de leur métier, elles peuvent être confrontées à diverses formes des violences, le harcèlement, les intimidations ou les discriminations. Il est donc de notre responsabilité collective de créer un environnement professionnel dans lequel chaque journaliste femme ou homme puisse exercer son métier librement, dignement et en toute sécurité», a déclaré Hugo Mayigu, Conseiller du ministre de la Communication et médias.

De son côté, Rose Masala, Directrice exécutive nationale a rappelé le rôle de son organisation dans la promotion des droits des femmes.

«La vision de l’Ucofem est de promouvoir les droits spécifiques, la lutte contre les discriminations à l’égard de la femme particulièrement dans les médias. Les femmes et les hommes sont tous acteurs dans la société, ils ont besoin d’être reconnus au même titre. (…)», a-t-elle dit.

Des stratégies pour savoir comment se sécuriser

Par ailleurs, Natacha Mozo, membre du conseil d’administration de l’Ucofem et formatrice, s’est apesanti sur la thématique cyber harcèlement basée sur le genre et fourni aux femmes des médias des stratégies pour savoir comment se sécuriser pour prévenir, documenter, signaler et Agir face à cette question.

«Qui dit cyberharcèlement renvoit aux les plateformes numériques. Avoir un compte E-mail, un compte en banque aussi. On est sujet à d’éventuelles attaques et il faut connaître tous ces astuces qui permettent de verrouiller et t’empêcher en fait aux malveillants de venir voler notre intimité, de venir voler notre production, nous empêcher de continuer à évoluer, de communiquer et de continuer à donner des informations nécessaires à la population», a-t-elle ajouté.

Les femmes journalistes ont, à cette occasion, formulée des recommandations en vue de mettre en place des mécanismes d’alerte lorsqu’une journaliste est attaquée pour ne pas faire taire les journalistes souvent victimes des violences à travers les plates formes existantes et pour éviter tout désagrément.

Cette formation placée sous le thème «l’implantation de la clinique d’itinérance des femmes journalistes» a été organisée par l’Ucofem dans le cadre du projet «Impulsion Médias RDC : modernisation, protection et accès à l’information publique» de la fédération des radios de proximité du Congo (FRPC), représentée par Jean Claude Lumisa, secrétaire permanent de l’organisation.

Ce projet porté par le ministre de la communication et des médias Patrick Muyaya, a bénéficié de l’appui financier de la direction du développement et de la coopération de Suisse.

Les plates formes numériques sont devenues des espaces de règlement de compte et servent des armes pour causer un frein à l’expression libre de la plupart des femmes des médias.

73% des femmes journalistes ont été victimes de cyber harcèlement à travers le monde selon une étude phare menée par l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO). ACP/P.Kis

Fil d'actualités

Publicité

Sur le même sujet