Kinshasa,27 avril 2026(ACP).-L’organisation des états généraux des familles pour leur stabilisation a été recommandée lundi lors de la clôture de la 4ème édition du Symposium sur la famille organisée du 23 au 27 avril 2026 à Kinshasa(capitale de la République démocratique du Congo) par l’Université Catholique du Congo (UCC) et la Communauté Famille Chrétienne (CFC).
«Des différentes conférences prévues à l’occasion de ce quatrième symposum de Kinshasa sur la famille ainsi que des échanges constructifs en plenière ou en ateliers, le comité scientifique a ressorti les recommandations et les résolutions ci-après, en vue de la protection et de la stabilisation des couples et de la famille. Ces recommandations et résolutions s’adressent aussi bien à l’Etat congolais, à l’Eglise, à l’Université Catholique du Congo, à la société civile qu’à la Communauté Famille Chrétienne , notamment l’organisation des états généraux des familles»,a lu Jean -Pierre Lopaka, Professeur à l’UCC.
Placé sur thème principal :« La protection et la stabilité de la famille en RDC», les participants ont recommandé à l’État congolais d’accélérer le processus de la mise en oeuvre de la politique nationale sur la famille; de doter l’Office National pour la Promotion de la Stabilite de la Famille (Onaf) des moyens nécessaires pour exécuter son cahier des charges, de doter l’Office national de l’emploi (Onem) des moyens nécessaires pour promouvoir l’emploi en RDC.
Les participants venus de l’UCC et de la CFC ainsi que de plusieurs structures étatiques et non étatiques, ont également suggéré à l’État d’universaliser la couverture des soins médicaux à l’ensemble de la population et vulgariser la sécurité sociale à tous les niveaux; de simplifier les règles et procédures d’accès à la sécurité sociale et aux prestations garanties, de décréter des nouvelles politiques de revalorisation et de reconstruction de la famille.Et de vulgariser le Code de la famille et veiller à son application en vue de la protection et la stabilisation de la famille.
«Envisager une formation préalable des fiancés par l’Officier de l’Etat Civil, comme condition sine qua non de la célébration du mariage civil, d’assurer le développement socio-économique des congolais et sensibiliser ces derniers sur le bien-fondé de la famille pour la survie de la nation», sont aussi des recommandations relevées par le Professeur Lopaka .
Doter les médias officiels des programmes d’éducation aux valeurs familiales
Par ailleurs, les participants au symposium de Kinshasa sur la famille, ont aussi proposé à l’État congolais de doter les médias officiels des programmes d’éducation aux valeurs familiales, de réorganiser les services de distribution d’eau et d’électricité par la libéralisation effective de la Société nationale d’électricité (Snel ) et de la Régie de distribution d’eau (Regideso).
Il s’agit également de promouvoir le partenariat public-privé, l’innovation et les nouvelles technologies ainsi que la lutte contre les antivaleurs qui gangrènent la Snel et la Regideso, de lutter contre la criminalité et la délinquance juvéniles, de promouvoir une gouvernance émancipatrice et adopter une approche holistique basée sur la réinsertion sociale et professionnelle des jeunes.
«Appuyer financièrement l’Institut supérieur de la famille et couple pour un meilleur accomplissement de sa mission», a été recommandé l’État congolais par les participantss.
A l’église notamment catholique les participants au symposium ont recommandé d’aider les jeunes à découvrir la valeur et la richesse du mariage, d’offrir une préparation lointaine qui fasse mûrir l’amour réciproque des fiancés, grâce à un accompagnement de proximité et de témoignage, d’accompagner les couples dans les premières années de la vie matrimoniale afin de les aider à grandir dans la foi et prendre conscience de la signification chrétienne du mariage ainsi que de renforcer la spiritualité matrimoniale et familiale à travers la solidarité des couples, des réseaux des couples, la pastorale de l’empathie.
L’église a été également invitée à mettre en place des modules et des mécanismes des formations des jeunes qui ont vocation au mariage plutôt que d’attendre l’approche du mariage pour donner uniquement la catéchèse, en veillant à la préparation lointaine, proche et immédiate du mariage afin d’éviter les cas fréquents de divorce précoce.
Encourager les juges ecclésiastiques à accompagner les couples
En outre,le symposium de famille tenu pendant cinq jours à Kinshasa,a suggéré à l’église d’encourager les juges ecclésiastiques à accompagner les couples dans leur cheminement personnel et spirituel et à œuvrer à la recherche de la vérité, de la justice et de la réconciliation au sein des couples chrétiens.
L’église devra aussi sensibiliser les fideles aux procédures canoniques, à assurer un accompagnement holistique aux couples en crise de fécondité, tenant compte des aspects médicaux, psychologiques, sociaux et religieux, et
d’organiser des sessions de formation pour initier les jeunes au mariage.
Prenant la parole à tour de rôle et à travers les interviews de la presse,le Berger de la CFC, Léon Botolo, le Secrétaire général administratif de l’UCC,Martinien Bosokpole , représentant du Recteur de l’UCC ainsi que le Directeur général de l’Onaf,Dr Désiré Iseloko, représentant de la Ministre du Genre, Famille et Enfant, ont apprécié les contributions scientifiques et les recommandations issues de ce symposium dont les actes seront publiés et soumis aux autorités politiques et ecclésiastiques.
Mgr Édouard Isango, Évêque auxiliaire de l’Archidiocèse de Kinshasa,a clôturé officiellement au nom du Cardinal Fridolin Ambongo, cette quatrième édition du symposium de Kinshasa sur la famille.
ACP/C.L.

