RDC : l’ouverture d’un espace de dialogue recommandée pour la protection des femmes

Kinshasa, 29  janv. 2026 (ACP).- L’ouverture d’un espace de dialogue permanent a été recommandée, par une activiste des droits des femmes pour soutenir le pilier  »protection » de la Résolution 1325 (R1325) du Conseil de sécurité des Nations Unies, au cours d’un entretien jeudi, à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC). « La protection des femmes est le plus beau témoignage de la force d’une nation. Pour que nos actions ne soient plus des interventions d’urgence, mais des solutions durables, je recommande d’ouvrir un espace de dialogue permanent pour une meilleure allocation des ressources vers les acteurs de terrain», a déclaré Julienne Lusenge, directrice exécutive du « Fonds pour les femmes congolaises » (FFC).

La directrice exécutive du FFC a indiqué qu’en renforçant les capacités opérationnelles de la société civile, le gouvernement multiplie l’impact de sa propre action. D’où, elle a plaidé pour le renforcement des capacités des organisations locales, afin de multiplier l’impact des actions de protection, notamment pour les droits des femmes. « Je porte la voix de celles qui, chaque jour, transforment les défis de la protection en actes d’espoir. La Résolution 1325 est notre boussole commune et son pilier protection est le cœur de notre engagement pour la dignité des femmes et des filles congolaises », a-t-elle souligné.

Selon elle, le rôle de la société civile est l’accompagnement des personnes vulnérables. «Nous travaillons sans relâche pour offrir des services de prise en charge aux victimes et aux survivantes. Nous sommes les mains qui soignent et les oreilles qui écoutent.», a-t-elle dit.

Cette activiste des droits des femmes a, par ailleurs, souligné la nécessité d’une synergie pour renforcer la protection, une œuvre collective exigeant une plus grande fluidité avec les partenaires étatiques. « Depuis plus de 40 ans, je travaille au sein du pilier « Protection » pour préserver les femmes et les filles, victimes des violences sexuelles et basées sur le genre, ainsi que d’autres violations des droits humains en contexte de conflit. Notre mission est de garantir leur accès à la justice», a-t-elle conclu. ACP/

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