RDC : nécessité de renforcer l’engagement des jeunes dans les espaces décisionnels

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Kinshasa, 12 août 2026(ACP). – Un appel a été lancé mercredi pour renforcer l’engagement des jeunes dans les espaces décisionnels afin de favoriser leur participation au développement face au chômage, par la Confédération syndicale du Congo(CSI), à l’occasion de la Journée internationale de la jeunesse.

‎« La jeunesse est une force incontournable du développement. Il faut une meilleure représentation des jeunes dans les espaces décisionnels, des organisations syndicales, du Gouvernement et de l’administration publique. Malheureusement, elle reste encore trop souvent considérée comme une simple bénéficiaire des décisions plutôt que comme une véritable actrice de celles-ci », a déclaré Persévérance Yowa, présidente du département national des jeunes de la CSI.

Selon Mme Yowa, cette journée ne devrait pas se limiter à une célébration ou à des discours, mais constituer un moment de réflexion, de mobilisation, de sensibilisation, de dialogue et d’action.

‎« La Journée internationale de la jeunesse ne devrait pas être uniquement une journée de célébration ou de discours, mais un moment de réflexion, de mobilisation, de sensibilisation, de dialogue et d’action », a-t-elle ajoute. 

‎‎‎La présidente du département national des jeunes de la CSI a également souligné que l’engagement des jeunes, bien que réel, demeure insuffisamment structuré et accompagné.

Dans cette perspective, la CSC est appelée à mettre en place des comités de jeunes dans les différents secteurs, afin de favoriser l’échange d’idées et de transformer les initiatives de la jeunesse en actions concrètes et durables. Cette démarche, a-t-elle dit, devrait également contribuer à renforcer leur participation aux espaces de prise de décision.

‎ « La CSC à la responsabilité de mettre en place des comités de jeunes dans tous les secteurs pour permettre aux jeunes de transformer leurs idées en actions concrètes et durables », a-t-elle affirmé. 

Cette structuration devrait contribuer à consolider leur engagement, souvent freiné par le découragement lié à l’absence de résultats visibles.

‎Par ailleurs, il existe encore plusieurs obstacles qui continuent des freins à cette participation, notamment la faible représentation des jeunes dans les instances décisionnelles, le chômage, la précarité, l’inadéquation de certaines formations avec les besoins du marché du travail, ainsi que les difficultés d’accès au financement et le manque de confiance de certains dirigeants envers la jeunesse.

‎Face à cette situation, l’autonomisation économique, la formation de qualité et l’accès à un travail décent doivent être placés au cœur des politiques en faveur des jeunes. Les jeunes de la CSC entendent ainsi lutter contre leur marginalisation et promouvoir des mécanismes permettant à leur voix d’être entendue à tous les niveaux.

‎ACP/ DO/NM/PN

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