RDC : plaidoyer pour l’inclusion explicite des catégories de personnes vulnérables

Kinshasa, 20 juillet 2026 (ACP).- Un plaidoyer pour l’inclusion explicite des catégories de personnes vulnérables a été mené par le Syndicat d’entraide chrétienne (SEC), lors de l’atelier résidentiel tenu à Kisantu, en province du Kongo Central, dans le Sud-Ouest de la République démocratique du Congo (RDC), selon un document consulté lundi par l’ACP.

« En sa qualité de représentant de la société civile directement engagée auprès des populations vulnérables sur le terrain, la délégation du SEC a orienté ses interventions sur le plaidoyer pour l’inclusion explicite, parmi les catégories de personnes vulnérables visées par le texte, des groupes accompagnés au quotidien par le SEC (enfants en difficulté, personnes indigentes, personnes déplacées et retournées, personnes travaillants dans les mines ), en cohérence avec les 15 catégories retenues à l’article consacré à la définition des bénéficiaires », a-t-on lu.

Selon la source, le SEC a orienté ses interventions également sur la contribution à la formulation des dispositions de gouvernance (chapitre relatif à la gestion et à la coordination de l’Indice national de vulnérabilité sociale de la RDC (INVS-RDC), notamment sur l’articulation entre le Registre social unique (RSU) et l’Observatoire de la vulnérabilité sociale du Fonds national de promotion et de service social (FNPSS), afin de garantir que les données remontées par les acteurs de terrain, y compris les ONG, soient effectivement prises en compte.

Il a insisté sur les observations de l’article prévoyant qu’un arrêté du Ministre ayant les Affaires Sociales dans ses attributions fixera le référentiel technique (indicateurs, méthode de calcul, pondération et classification des niveaux de vulnérabilité). Le Syndicat a, en outre,  demandé que les organisations de la société civile actives dans l’identification des vulnérables soient formellement associées à l’élaboration de cet arrêté d’application, afin que le référentiel technique reste ancré dans les réalités du terrain.

La délégation du SEC a apporté une contribution centrée sur l’utilisabilité et la fiabilité de l’outil pour les acteurs de terrain. Cet atelier tenu du 5 au 7 juillet, est consécutif au processus de construction de l’INVS-RDC piloté par le FNPSS, sous la tutelle du Ministère des Affaires Sociales et avec l’appui de la Banque Africaine de Développement (BAD) à travers le projet PABEA COBALT.

 Il avait pour objectifs de mettre en commun et harmoniser les différentes versions des rapports techniques et administratifs issus des sessions phases de Kinshasa, du Lualaba et du Haut-Katanga. Cet indice, élaboré selon collège de plus de 50 experts issus des cabinets ministériels, des secrétariats généraux, des établissements publics, du secteur privé et de la société civile tel que le SEC, vise à doter le pays d’un référentiel national unique et scientifiquement validé pour identifier et cibler les personnes vulnérables bénéficiaires de la Couverture santé universelle (CSU) et des programmes de relèvement social.

ACP/A/PN

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