Kinshasa, 22 octobre 2026 (ACP).- La compétence, le mérite et le travail ont été mises en avant jeudi, comme trois dimensions essentielles du leadership politique féminin, lors d’un Sommet des femmes leaders de la République démocratique du Congo (RDC), organisé à Kinshasa, pour la défense des causes pertinentes.
«S’imposer, c’est conquérir sa légitimité. La place qu’on occupe doit être soutenue par la compétence, le mérité et le travail. De nos jours, plusieurs femmes veulent faire de la politique et accéder à des postes de responsabilité simplement parce qu’elles sont des femmes. la représentation des femmes dans les instances de décision est indispensable, mais elle doit privilégier celles qui disposent des compétences nécessaires pour porter la voix des autres et défendre des causes pertinentes», a déclaré Percy Nzuzi, députée nationale élue de la ville de Matadi et présidente de la commission Genre, Famille et Enfants de l’Assemblée nationale.Mme Nzuzi a évoqué son expérience au sein du bureau d’âge de l’Assemblée nationale, où elle a travaillé aux côtés du président Christophe Mboso et de l’honorable Renaud Bimwala, alors rapporteur de cette institution.
Elle a expliqué qu’à la suite d’une demande adressée aux partis politiques pour proposer des candidats à la présidence des différentes commissions parlementaires, elle avait dû opérer un choix en fonction de ses compétences.
«Je pouvais choisir l’Ecofin, mais malheureusement ou heureusement, je ne suis pas économiste. Je pouvais choisir la PAJ, mais je n’ai pas fait le droit. Je ne suis pas juriste. Je n’allais pas être en mesure de me démarquer dans ces deux domaines-là. Même si ces deux commissions sont considérées comme les plus grandes de l’Assemblée nationale, ce n’était pas là ma place», a-t-elle ajouté.
«Je me suis adressée au président du parti et au secrétaire général, Augustin Kabuya, en leur disant que je pensais être capable d’apporter quelque chose au sein de la commission Genre, Famille et Enfants. J’étais compétente dans ce domaine. Je pouvais prendre la parole, porter la voix des femmes et défendre les lois en leur faveur», a-t-elle indiqué.
Selon l’honorable, le choix d’une fonction politique doit ainsi être guidé par les compétences, la vision et les convictions, plutôt que par le prestige attaché au poste convoité.Abordant la deuxième dimension du leadership politique féminin, celle de diriger, la députée nationale a insisté sur l’importance de traduire les responsabilités institutionnelles en réalisations concrètes au bénéfice de la population.
«On venait de le dire tout à l’heure dans la présentation : c’est bien d’être députée nationale, c’est une fierté. Lorsqu’on me présente, on dit que je suis députée nationale. Mais qu’est-ce que je fais en tant que députée nationale ? C’est ce qui fait la différence», a-t-elle affirmé.
Elle a précisé qu’à travers cette réflexion, que l’exercice du pouvoir ne saurait se limiter au titre ou au statut, mais doit se mesurer à la qualité du travail accompli et à l’impact des actions menées.
La troisième dimension évoquée, est celle de relever les défis, a porté sur la capacité des femmes leaders à surmonter les difficultés inhérentes à l’exercice des responsabilités politiques.
Madame l’honorable a mis l’accent sur la nécessité de faire preuve de résilience, de rester debout face aux obstacles, de rechercher l’efficacité dans l’action et de préserver son intégrité dans l’exercice du pouvoir. ACP/bol/MN

