Kinshasa, 13 octobre 2026 (ACP).- La masculinité et féminité positives ont été présentées comme les piliers de la prévention et protection des vies face aux catastrophes, dans un échange mardi, à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC), avec un expert en genre, à l’occasion de la Journée internationale de la réduction des risques des catastrophes.
« La masculinité positive et la féminité positive constituent des piliers de la prévention et de la protection des vies. Ces approches permettent aux hommes et aux femmes d’occuper une place importante dans la construction d’une famille capable d’anticiper les risques, de faire face aux crises et de se relever ensemble après une catastrophe », a déclaré Carlin Vese, expert en genre, masculinité et féminité positives.
Selon lui, la véritable force masculine ne consiste pas à décider seul, mais à mobiliser les capacités de chacun pour protéger toutes les vies.
« Face aux inondations, aux incendies, aux épidémies, aux effondrements ou à d’autres situations d’urgence, l’homme modèle est celui qui anticipe, partage les responsabilités, maîtrise ses réactions et contribue à des décisions collectives éclairées. Il rejette les comportements violents, la négligence et les rapports de domination qui fragilisent la cohésion familiale au moment où la solidarité devient indispensable », a indiqué M. Vese, relevant que la masculinité positive ameneles hommes à protéger sans dominer et à prévenir sans imposer.
« Dans de nombreuses sociétés, les hommes sont souvent considérés comme les premiers responsables de la protection matérielle et physique de leurs familles. Cette responsabilité peut constituer une force lorsqu’elle s’exprime à travers une masculinité positive, fondée sur la responsabilité, l’empathie, la maîtrise de soi, la solidarité et le respect des droits d’autrui », a dit l’expert en genre.
« Un homme engagé dans la masculinité positive ne se contente pas de se présenter comme le protecteur de son foyer. Il contribue concrètement à sa sécurité : il participe à l’identification des dangers, encourage la préparation d’un plan familial d’urgence, veille à la sécurisation de l’environnement domestique et favorise la transmission des informations essentielles à tous les membres de la famille », a-t-il ajouté.
Il a fait savoir qu’un homme engagé dans la masculinité positive apprend également à écouter les femmes, les enfants, les personnes âgées et les personnes vivant avec un handicap, dont les besoins et les expériences peuvent révéler des vulnérabilités souvent négligées.
Le 13 octobre de chaque année, le monde célèbre la Journée internationale de la réduction des risques de catastrophe. Cette journée nous rappelle que la prévention des catastrophes ne relève pas uniquement de la responsabilité des gouvernements, des services de secours ou des organisations spécialisées. Elle commence également dans nos maisons, au sein de nos familles et dans nos communautés.
ACP/Lon/Kal/YM

