Résolution 1325 : l’engagement des femmes pour la paix et sécurité évoqué à Kinshasa

Kinshasa, 20 août 2026 (ACP).– L’engagement des femmes conformément à la Résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations unies , agenda ‘‘Femme, paix et sécurité’’, a été évoqué, jeudi à Kinshasa , en République démocratique du Congo (RDC) , lors d’une journée scientifique consacrée à l’évaluation du 25ème anniversaire du R1325.

« Le centre interdisciplinaire de recyclage et de perfectionnement des cadres +Cidep+a organisé la journée scientifique consacrée à l’évaluation d’un quart de siècle d’engagement, des batailles normatives et des réalités de terrain autour de l’agenda, femme, paix et sécurité résumé dans un ouvrage écrit en quatre piliers de la Résolution 1325 qui vise à la participation des femmes au processus de paix», a déclaré Annie Matundu, experte en R1325.

«Cette journée vise également à renforcer leur protection contre les violences sexuelles et à promouvoir l’égalité des genres dans la gestion des conflits armés et la reconstruction », a-t-elle ajouté.

Parlant de son ouvrage ‘‘Résolution 1325: évolution après 25 ans d’engagement pour la paix et la sécurité des femmes’’, Mme Matundu a fait savoir que l’idée est née d’un constat à la fois encourageant et profondément troublant.

« Des dizaines de plans d’action nationaux ont été adoptés, des réseaux des femmes ont vu le jour, et la lutte contre l’impunité des violences sexuelles liées aux conflits est devenue une priorité internationale », a-t-elle dit.

« L’épreuve du terrain nous rappelle quotidiennement le fossé qui sépare les déclarations d’intention de l’effectivité des droits malgré 25 années de plaidoyer, la présence des femmes aux tables de négociation demeure marginale », a-t-elle renchéri, précisant que dans deux mois la R1325 totalise 26 ans d’existence.

«Dans deux mois, la R1325 totalise 26 ans et il y a toujours des défis, le problème d’appropriation, de financement et de coordination qui demeurent. Tout cela fait que cette Résolution n’arrive pas à être du global au local à cause de ces défis », a déploré Mme Matundu.

Cette journée scientifique qui a réuni les professeurs d’université, le corps enseignant et les organisations de la société civile a offert l’opportunité de confronter ces analyses au regard croisé de la recherche académique, de l’expertise de terrain et de la pratique décisionnelle.
ACP/H p p/YM

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