Santé mentale : les conséquences d’une  consommation abusive des substances psychoactives expliquées à Kinshasa

Kinshasa, 15 octobre 2026 (ACP).– La consommation abusive des substances psychoactives, a fait l’objet d’un échange jeudi entre les jeunes et un spécialiste en neuropsychiatrie, en raison de leurs conséquences sur la santé mentale, lors d’une journée portes ouvertes organisée à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC).

« Nous avons exhorté les jeunes à éviter la consommation abusive des substances psychoactives, car la plupart d’entre eux se livrent à des conduites addictives et développent une forte dépendance à ces substances, communément appelées drogues », a déclaré Hilaire Lufuluabo, spécialiste en neuropsychiatrie.

« Je déplore le fait que de nombreux jeunes ne mesurent pas les risques ni les conséquences de leurs addictions sur leur santé physique et mentale », a-t-il ajouté.

Selon lui, parmi les substances concernées, il y a entre autres les boissons alcoolisées, les boissons artisanales telles que l’Aguene et le Lungwila, ainsi que le whisky, le vin, la cigarette, le cannabis et les produits contenant de la nicotine.

M. Lufuluabo a également dénoncé le recours aux injections intraveineuses ainsi que l’usage abusif de médicaments antidouleur, notamment le Tramadol, et de médicaments psychotropes tels que le Diazépam, l’Artane et le Tracol.

Pour lui, les consultations révèlent notamment des situations de détresse psychologique liées à des carences affectives parentales ou à des crises émotionnelles chez certains jeunes.

Le spécialiste a exhorté les parents à solliciter l’accompagnement des professionnels de la santé mentale, notamment les psychologues cliniciens, les médecins neuropsychiatres, les éducateurs spécialisés et les assistants sociaux.

« Cette démarche vise à assurer un encadrement préventif avant l’apparition des conduites additives, notamment à travers la mise en place d’une  école des parents », a-t-il précisé.

Il a alerté les jeunes sur les conséquences de ces comportements chez les jeunes filles, notamment les comportements sexuels à risque, l’exposition aux infections sexuellement transmissibles (IST), au Vih/Sida ainsi que les grossesses précoces non désirées, établissant un lien entre les conduites addictives, la délinquance et le banditisme juvénile.

« À cela s’ajoute la qualité de certaines musiques et chansons produites, jugées immorales et malsaines, qui détruisent progressivement la bonne santé mentale de notre population juvénile », a-t-il affirmé.

La journée portes ouvertes a été organisée sous le thème « Des expériences vécues, des voix entendues, un réel changement », en marge de la Journée mondiale de la santé mentale. ACP/Kik/Mak/MN

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