Kinshasa, 26 janvier 2026 (ACP).- L’accompagnement de l’État aux personnes avec différence de développement sexuel (DSD ou intersexuations), a fait l’objet d’un plaidoyer mené dernièrement par le Groupe inter-desirs (GIDE) auprès du gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC), lors des travaux de restitution organisés lundi à Kinshasa à l’intention des députés nationaux.
« Nous recommandons, sous forme de plaidoyer à l’État congolais d’assurer l’accompagnement des personnes avec Différence de développement sexuel (DSD), à travers le Gide, lequel devra présenter un plan stratégique d’actions, pour une prise en charge globale et structurée de la problématique au sein de l’Assemblée nationale », a déclaré Dr Ginette Ntumbi, coordonnatrice de cette structure.
Elle a également exprimé le souhait d’organiser une séance de travail avec les députés membres de la commission socioculturelle, en vue d’initier les procédures relatives à un projet de loi, en faveur des personnes nées avec DSD. « Nous avons eu l’occasion d’exprimer les mêmes préoccupations lors de notre journée de consultations des députés nationaux en décembre dernier au Palais du peuple », a-t-elle ajouté.
En organisant la journée des consultations des députés le 19 décembre 2025, Gide a visé l’obtention de la reconnaissance légale des personnes nées avec DSD et la protection de leurs droits, à travers un cadre légal en RDC. « Ceci en vue de reconnaître juridiquement des enfants nés avec DSD, protéger et promouvoir leurs droits humains, améliorer leur prise en charge globale sur les plans juridique, sanitaire, psychologique et social », a fait savoir Dr Ginette Ntumbi.
L’initiative de la journée des consultations des députés, selon ce médecin, avait été saluée par la questeure adjointe de l’Assemblée nationale, Grâce Neema, qui a invité les élus du peuple à s’investir pleinement sur cette question au sein du parlement pour des résultats escomptés.
Il y a eu également la contribution, dans le même sens, de la commissaire de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) en charge des personnes vulnérables, Véronique Ngongo. Cette dernière a notamment plaidé pour l’avènement d’une société congolaise plus juste, plus humaine et durable.
Des témoignages des parents et jeunes intersexués ainsi que des interventions des spécialistes, à l’instar des médecins généticiens, experts en santé publique, psychologues, cliniciennes et juristes avaient également marqué cette journée riche en enseignements.
Organisée par l’ONG « Gide », une organisation membre du Mouvement africain sur l’intersexuation (AIM), en collaboration avec le CNDH, cette activité a été appuyée par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). ACP/

