Kinshasa, 31 mai 2026 (ACP).- Le manque d’électricité a été cité parmi les causes aggravant la vulnérabilité des femmes dans certains quartiers de N’sele, une municipalité dans l’Est de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo(RDC), lors d’une journée d’échange dimanche.
«La commune de N’sele fait face à une insécurité criante suite à l’absence d’électricité dans certains quartiers. Ceci aggrave la vulnérabilité des femmes et les expose davantage à plusieurs violences basées sur le genre (VBG), notamment le viol, les abus et exploitation sexuels», a déclaré Marie Mwikatole, cadre à la fondation «Ekunde».
Mme. Mwikatote, également experte en santé publique a sollicité l’implication des autorités municipales, urbaines et nationales pour palier à cette situation.
«C’est vraiment déplorable de constater que depuis plusieurs semaines que nous sommes dans le noir, et que cette situation nous expose à plusieurs difficultés. J’invite les autorités de notre commune, de la ville et du pays à nous trouver une solution urgente, car nos filles et nos mamans sont devenues les proies des assaillants (kuluna et bandits)», a-t-elle alerté.
Face à cette situation, il devient difficile pour les femmes et jeunes de circuler librement à la tombée de la nuit, a-t-elle dit. «Il nous est également difficile de nous procurer de l’eau pendant ces heures. Ici tout est au ralenti et nous avons d’énormes difficultés de conservation de nos vivres frais», a-t-elle ajouté.
Cette experte en santé publique a, en outre, exhorté les participantes à cette journée d’échange à respecter les pratiques d’hygiène pour éviter la propagation de certaines maladies pendant la saison sèche.
Elle a également recommandé aux femmes de N’sele de se laver régulièrement les mains avec du savon ou le cendre ainsi que d’utiliser le gel hydroalcoolique comme moyen de prévention contre des maladies dites «des mains sales».
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